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D. Dambreville
Logo TRIFAB : trois anneaux reliés en boucle

Manifeste

TRIFAB

Déchetterie · Ressourcerie · Fablab — transformer le tri en matière première locale

De la benne à l'établi.

D. Dambreville · version 1.1, octobre 2026 · document public, licence CC BY 4.0

Une partie de ce qui arrive en déchetterie peut encore servir. TRIFAB propose d'ajouter deux maillons à la chaîne qui existe déjà : une ressourcerie qui trie et remet en circulation, un fablab qui répare et transforme. Ce manifeste vous appartient : lisez-le, adaptez-le, portez-le devant vos élus.

Télécharger le manifeste

Logo pour vos supports : SVG · PNG 1024 px. Textes et logo sont libres de réutilisation sous licence CC BY 4.0, en citant l'auteur.

L'essentiel

Ce qui peut encore servir ne devrait pas devenir un déchet sans avoir été examiné comme une ressource.

  1. Déchetterie

    Collecter, orienter, repérer ce qui peut encore servir.

  2. Ressourcerie

    Trier, nettoyer, stocker, remettre en circulation.

  3. Fablab

    Réparer, concevoir, transformer, fabriquer.

→ Réemploi · Réparation · Transformation · Redistribution — la valeur reste sur le territoire

Première décision demandée

Que chaque communauté de communes compétente en matière de déchets étudie, dans un délai de 12 mois, la faisabilité d'au moins un site pilote TRIFAB, puis décide de la suite sur la base de résultats mesurés.

Pourquoi « TRIFAB » ?

TRI, comme le tri que la déchetterie pratique déjà — et comme les trois maillons de la chaîne. FAB, comme la fabrication, celle du fablab, et comme la fabrique d'un territoire qui produit à partir de ce qu'il possède. Le logo dit la même chose : trois anneaux reliés en boucle, une matière qui circule et reste sur place.

Partie I — Le projet

1Le constat

Les communautés de communes et les structures compétentes en matière de déchets disposent déjà d'un dispositif organisé de collecte, de tri et d'orientation. Pourtant, une partie des objets, des équipements et des matériaux déposés en déchetterie conserve une valeur d'usage, une valeur matière ou un potentiel de transformation. C'est comme jeter des planches de bois saines après un déménagement, ou mettre à la poubelle des chutes de tissu encore parfaites.

Le tri existe. La valorisation locale, elle, reste trop rare. L'enjeu n'est pas seulement de mieux éliminer : c'est d'identifier, avant l'élimination, ce qui peut encore être réemployé, réparé, transformé ou remis en circulation. Cette chaîne ne remplace pas les filières de traitement et de recyclage : elle intervient en amont, lorsque le réemploi ou la transformation locale présentent un intérêt.

Le meilleur déchet est celui qui n'a pas besoin de devenir un déchet.

Lorsqu'un objet ne peut plus servir en l'état, on recherche successivement, lorsque c'est possible :

RéemploiRéparationTransformationRecyclageTraitement final

TRIFAB renforce les trois premières étapes, à l'échelle locale.

2Trois maillons, une chaîne

Nous demandons à chaque communauté de communes compétente d'étudier la création, à proximité ou en complément de ses déchetteries, d'un dispositif simple et intégré. L'objectif n'est pas de bouleverser la déchetterie, mais de lui ajouter une capacité de détection et d'orientation des ressources.

  • Maillon 1

    La déchetterie

    Le point d'entrée : accueil des usagers, réception et orientation des flux, sécurité, séparation des catégories de déchets, orientation vers les filières — et repérage de ce qui peut encore servir.

  • Maillon 2

    La ressourcerie

    Le maillon du réemploi : contrôler, trier par matière et par état, nettoyer, stocker, remettre en circulation, fournir des matières au fablab, documenter les volumes détournés.

  • Maillon 3

    Le fablab

    L'atelier de conception et de fabrication : réparation, pièces de remplacement, prototypage, découpe et usinage, fabrication numérique, bois, métal, textile, ateliers pédagogiques et citoyens.

Les usagers du fablab peuvent être des particuliers, des artisans, des associations, des établissements scolaires, des organismes de formation, des structures d'insertion et des professionnels, selon des modalités définies localement.

3La sécurité d'abord

Tout n'est pas réemployable. Le dispositif doit prévoir :

  • une procédure d'identification des matières acceptées ;
  • une zone de quarantaine pour les éléments à vérifier ;
  • l'exclusion des matières dangereuses ou non maîtrisées ;
  • des règles propres à l'électricité et à l'électronique ;
  • des contrôles avant remise en circulation, lorsque c'est nécessaire ;
  • une gestion séparée des produits chimiques, des batteries et des flux réglementés ;
  • des consignes d'utilisation des machines et des protections individuelles ;
  • la formation des encadrants et des utilisateurs ;
  • une traçabilité minimale des objets remis en circulation, lorsqu'elle est nécessaire.

Principe intangible : le réemploi ne doit jamais conduire à contourner les obligations de sécurité, de responsabilité ou de conformité.

4Au quotidien

Le parcours d'un objet ou d'un matériau

  1. Un particulier ou un professionnel apporte un objet ou des matériaux en déchetterie.
  2. Le personnel repère, lorsque c'est possible, ce qui peut être réemployé.
  3. Une partie part vers la ressourcerie : bois, métal, textile, mobilier, composants, équipements.
  4. Les éléments sont contrôlés, triés, nettoyés et préparés, puis stockés dans des espaces identifiés.
  5. Certains objets sont remis directement en circulation.
  6. Ceux qui ont un potentiel de transformation sont mis à disposition du fablab.
  7. Les utilisateurs du fablab mènent leurs projets dans le respect des règles d'accès et de sécurité.
  8. Les objets réparés ou créés sont redistribués, vendus à bas prix, confiés à des associations ou à des projets pédagogiques.
  9. Les flux sont comptabilisés pour mesurer les résultats.

Exemple : une vieille étagère en bois

Déchetterierepéréeressourceriedémontéeplanchesfablabnouvel objet

Le même principe vaut pour le métal, les textiles, les composants électroniques, le mobilier ou certains matériaux de construction. C'est un circuit court de la matière : elle reste sur le territoire, et la valeur créée profite aux habitants, aux associations, aux professionnels et aux établissements de formation.

5Ce que le territoire y gagne

  • Environnement

    Moins de déchets enfouis ou incinérés, des objets qui durent plus longtemps, moins de gaspillage et de transport, une meilleure connaissance des flux de matières.

  • Économie locale

    Des emplois locaux : tri, préparation, réparation, animation, maintenance. Des matériaux à bas coût, un soutien aux artisans, des compétences nouvelles.

  • Formation

    Un lieu d'apprentissage pratique — conception, réparation, électronique, bois, métal, textile, fabrication numérique — pour les collèges, les lycées, les organismes de formation.

  • Cohésion

    Un lieu de coopération entre habitants, collectivités, associations, artisans, écoles, structures d'insertion et entreprises : un écosystème local de la matière.

Partie II — Le modèle

6Un modèle économique stable

Un site qui ferme au bout de deux ans fait plus de tort que s'il n'avait jamais ouvert : matériel dispersé, compétences perdues, confiance entamée. La stabilité financière n'est pas un objectif secondaire : c'est la condition de tout le reste.

Pourquoi viser la stabilité dès la conception

  • Pérenniser les emplois

    Trier, réparer, encadrer un atelier : ces savoir-faire s'acquièrent en années. Des contrats précaires les font partir au moment où ils deviennent utiles.

  • Traverser les cycles

    Un dispositif suspendu à une seule subvention s'arrête avec elle. La diversité des ressources protège des aléas budgétaires et politiques.

  • Amortir les investissements

    Aménagements et machines s'amortissent sur plusieurs années : seul un fonctionnement régulier leur fait produire tout ce qu'ils peuvent.

  • Rassurer décideurs et partenaires

    Un élu soutient plus volontiers un coût net connu et suivi ; artisans, écoles et entreprises s'engagent si le lieu sera encore là l'an prochain.

Trois piliers de recettes

  • Pilier 1

    Recettes d'activité

    Boutique de réemploi, vente de matériaux, ateliers, abonnements au fablab, usage encadré des machines, formations, prestations pour entreprises et collectivités : petites séries, mobilier, pièces de rechange, réparations.

  • Pilier 2

    Un contrat de service

    Chaque tonne détournée de l'élimination est une tonne que la collectivité ne paie plus à transporter et traiter. Une convention pluriannuelle d'objectifs, adossée à des indicateurs, rémunère ce service et remplace une subvention annuelle incertaine.

  • Pilier 3

    Financements de projet

    ADEME, Région, Département, fonds dédiés au réemploi et à la réparation des filières à responsabilité élargie du producteur, appels à projets, mécénat : pour démarrer et investir, pas pour fonctionner.

À ces trois piliers s'ajoute un socle non monétaire — bénévolat, dons de matières et d'outils, locaux ou machines mis à disposition — qui réduit les charges fixes et se valorise dans le bilan.

Les leviers de la stabilité

  • Diversifier : viser qu'à terme aucune source ne pèse plus de la moitié du budget (seuil indicatif).
  • Compter les coûts évités : transport, traitement, taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), fortement relevée depuis 2021.
  • Mutualiser locaux, machines et compétences avec l'existant : ressourcerie, fablab, lycée professionnel.
  • Croître sur preuves : chaque palier d'investissement est déclenché par des indicateurs atteints.
  • Constituer une réserve de quelques mois de charges, pour absorber un retard de versement sans licencier.
  • Publier ses comptes : on finance plus facilement ce que l'on mesure.
  1. Année 1Amorcerfinancements de démarrage prépondérants, premières recettes, convention signée.
  2. Années 2 et 3Consolidermontée des recettes propres, convention indexée sur les résultats, réserve constituée.
  3. EnsuiteStabiliseréquilibre entre les trois piliers, investissements en partie autofinancés.

Trajectoire visée, non prévision. Les dispositifs de financement cités évoluent : conditions et montants à vérifier au moment du montage.

7Une démarche d'économie sociale et solidaire

Le réemploi n'est pas né d'hier : ressourceries, recycleries, ateliers et chantiers d'insertion, réseaux comme Emmaüs ou Envie le pratiquent depuis longtemps. TRIFAB s'appuie sur ce savoir-faire au lieu de le concurrencer, et en adopte les principes.

  • Une finalité d'utilité sociale

    La loi du 31 juillet 2014 relative à l'économie sociale et solidaire en fixe les conditions : un but autre que le seul partage des bénéfices, une gouvernance démocratique, des bénéfices majoritairement réinvestis dans l'activité.

  • L'emploi et l'insertion

    Démontage, tri, nettoyage, réparation, vente : des métiers accessibles et formateurs, propices aux parcours d'insertion. Ces emplois ne se délocalisent pas.

  • L'accès pour tous

    Prix solidaires, tarifs réduits pour les associations, les écoles et les foyers modestes : la valeur récupérée profite d'abord à ceux qui en ont besoin.

  • Une gouvernance partagée

    La société coopérative d'intérêt collectif (SCIC) réunit collectivité, salariés, usagers, associations et entreprises. L'association loi 1901 reste une forme simple pour démarrer.

Ce que l'ESS apporte au modèle économique

  • L'hybridation des ressources : ventes, contrats publics, subventions, bénévolat et dons se combinent — c'est ce qui rend le projet robuste. Stabilité et ESS se renforcent l'une l'autre.
  • Des appuis dédiés : agrément « entreprise solidaire d'utilité sociale » (ESUS), dispositif local d'accompagnement (DLA), France Active, chambres régionales de l'ESS (CRESS).
  • Une commande publique responsable : clauses sociales et environnementales, marchés réservés aux structures d'insertion.
  • La coopération territoriale : les pôles territoriaux de coopération économique (PTCE).

Le montage à étudier en priorité

La collectivité garde la main sur le service public des déchets et sur la déchetterie. Une structure de l'économie sociale et solidaire — existante de préférence — exploite la ressourcerie et le fablab. Une convention pluriannuelle d'objectifs lie les deux, sur des résultats mesurés et publiés.

Un projet d'utilité sociale n'est pas un projet sans modèle économique. C'est un projet dont le modèle économique sert l'utilité sociale.

8Gouvernance

Le dispositif doit rester pilotable par une collectivité. Plusieurs formes sont possibles : régie, association, convention avec une structure existante, partenariat public-associatif ou avec une structure d'insertion, SCIC, société d'économie mixte, coopération avec un fablab existant. Le choix se fait après étude des compétences, des contraintes juridiques, des coûts et des responsabilités.

Un comité de suivi réunit la communauté de communes, le responsable du site, la structure gestionnaire, le référent du fablab, les associations, les écoles et les acteurs économiques. Il doit pouvoir répondre à tout moment à cinq questions :

  1. Qu'est-ce qui entre ?
  2. Qu'est-ce qui est réemployé ?
  3. Qu'est-ce qui est transformé ?
  4. Qui peut utiliser les ressources ?
  5. Quels résultats sont obtenus ?

Partie III — La mise en œuvre

9Le site pilote

Commencer petit : une surface limitée, quelques familles de matériaux, un stockage identifié, un atelier équipé progressivement, des horaires et un règlement intérieur, une équipe réduite mais formée, des partenariats locaux, une mesure simple des résultats. L'objectif initial n'est pas de tout traiter, mais de démontrer que le circuit fonctionne.

  1. 0 à 3 moisExpérimentationétude du site et des flux, matières acceptées, sécurité, partenaires, budget, protocole de tri, formation.
  2. 3 à 12 moisPiloteouverture progressive, premiers ateliers, partenariats avec associations et écoles, mesure des volumes et des coûts.
  3. Après 12 moisDéploiementbilan et décision, amélioration, nouvelles matières, duplication, réseau territorial.

10Faire vivre TRIFAB

Un équipement ne vit que par ceux qui le fréquentent. TRIFAB n'est pas un bâtiment de plus au bout d'une route : c'est un nœud dans le système d'un territoire, où circulent des matières, des savoirs, des personnes, des projets et de la valeur. Le faire vivre, c'est entretenir ces circulations — et les penser ensemble plutôt qu'une à une.

Une lecture systémique

  • Des liens dans les deux sens

    Chaque partenaire apporte et reçoit. Un lien à sens unique s'épuise ; un échange s'entretient de lui-même.

  • Des boucles qui s'entretiennent

    Un événement attire du public, qui dépose des objets et donne du temps ; la matière nourrit des projets, qui apportent visibilité et recettes, qui financent l'événement suivant.

  • Des garde-fous

    Une boucle qui s'emballe a besoin d'un régulateur : trop de matière sature le stock, trop d'affluence fragilise la sécurité. Règles d'acceptation, sorties planifiées, réservations tiennent l'équilibre.

  • Aucun point unique de défaillance

    Un seul encadrant, un seul financeur, un seul fournisseur de matière : autant de fragilités. Doubler les compétences, multiplier les partenaires, documenter les savoir-faire.

TRIFAB au centre d'un réseau de huit partenaires — écoles, lycées professionnels, industries et artisans, structures d'insertion, habitants, associations, collectivité, médiathèques — reliés à TRIFAB dans les deux sens et reliés entre eux. Écoles, collèges Lycées pro, CFA Industries, artisans Structures d'insertion Habitants Associations Collectivité Médiathèques TRIFAB nœud du territoire
Les partenaires échangent avec TRIFAB et entre eux : matière, savoirs, personnes, projets, valeur. Chaque flèche va dans les deux sens.
Boucle de renforcement : les événements attirent du public et des bénévoles, qui déposent des objets, qui nourrissent des projets et des fabrications, qui apportent visibilité et recettes, lesquelles financent de nouveaux événements. Événements Public, bénévoles Objets déposés Projets, fabrications Visibilité, recettes R
La boucle de renforcement (R) : chaque tour la rend plus forte — à condition que les garde-fous la régulent.

Écologie industrielle et territoriale

Les rebuts d'une entreprise — chutes d'une menuiserie, palettes, échantillons, chutes d'un atelier textile — peuvent devenir la matière d'un autre acteur. En recensant ces flux, TRIFAB aide à dresser le métabolisme du territoire : ce qui y entre, ce qui y circule, ce qui en sort. C'est la démarche de l'écologie industrielle et territoriale, promue notamment par l'ADEME.

L'artisan qui cherche du bois trouve le lycée qui en a trop ; l'entreprise qui jette des chutes trouve l'association qui en fera des jeux.

Tisser des liens

PartenaireCe que TRIFAB lui apporteCe qu'il apporte à TRIFAB
Écoles et collègesAteliers de découverte, sciences et technologie par le concret, éducation au réemploi.Élèves, enseignants, projets de classe ; sensibilisation des familles.
Lycées professionnels et technologiques, CFAUn plateau technique, des chantiers réels, de la matière pour les travaux pratiques.Savoir-faire, encadrement, fabrications, stagiaires.
Universités, écoles d'ingénieurs et de designSujets de projets, terrain d'expérimentation.Conception, prototypes, études de flux.
MédiathèquesAteliers hors les murs, expositions, démonstrations.Public, documentation et tutoriels, cafés-réparation, prêt d'outils.
Industries, artisans, commercesUn débouché local pour leurs chutes et rebuts, du prototypage, des profils formés.Matière, machines réformées, mécénat de compétences, commandes.
Structures d'insertionDes supports d'activité et de formation.Équipes, encadrement technique.
AssociationsUn lieu, du matériel, des projets communs.Bénévoles, publics, animations.
Collectivité et services techniquesRéparations, fabrications pour les fêtes et les équipements publics, données sur les flux.Locaux, déchetterie, commandes, convention de service.
Fablabs, tiers-lieux, ressourceries voisinsMutualisation, réseau, catalogue partagé de matériaux.Compétences, machines spécialisées.
HabitantsRéparation, apprentissage, objets à petit prix, convivialité.Objets, temps, savoir-faire — notamment ceux des artisans retraités, qui transmettent leurs gestes.

Des événements qui donnent envie

Un événement réussi fait venir des gens qui ne seraient jamais entrés dans une déchetterie. Il montre, mieux qu'un discours, que la matière a repris de la valeur.

  • Défi

    Course de caisses à savon

    Écoles, lycées, entreprises ou quartiers construisent leur bolide avec des matériaux de réemploi. Prix de la vitesse, du design et du meilleur réemploi.

  • Défi

    Combat de robots

    Des robots fabriqués à partir de composants récupérés s'affrontent dans une arène protégée. Catégories par âge, avec les lycées et les clubs de robotique.

  • Concours

    « Seconde vie »

    Transformer un objet tiré de la déchetterie. Jury d'artisans et d'habitants, exposition à la médiathèque, vente au profit d'une association.

  • Défi

    48 heures pour fabriquer

    Un marathon de fabrication sur un thème utile : mobilier pour une école, jeux pour la crèche, abri à vélos.

  • Rendez-vous

    Cafés-réparation

    Chaque mois, des bénévoles aident les habitants à réparer eux-mêmes leurs objets.

  • Entreprises

    Challenge inter-entreprises

    Des équipes de salariés fabriquent en une journée un équipement offert à une association.

  • Découverte

    Portes ouvertes « derrière la benne »

    Voir ce que deviennent les objets donne envie d'en déposer.

  • Rendez-vous

    Bourse aux matériaux

    Une fois par saison, matériaux triés proposés aux habitants, artisans et associations.

  • Vitrine

    Exposition et marché des créateurs

    Les fabrications du fablab exposées et vendues : la preuve visible que la matière a repris de la valeur.

Une année rythmée

  • Automne

    Rentrée des partenariats scolaires, Fête de la science, Semaine européenne de la réduction des déchets.

  • Hiver

    Concours « seconde vie » et exposition ; réparation de jouets avant les fêtes.

  • Printemps

    Course de caisses à savon, bourse aux matériaux, challenge inter-entreprises.

  • Été

    Combat de robots en fin d'année scolaire, stages pour les jeunes, portes ouvertes.

Toute l'année : cafés-réparation mensuels, défis de fabrication. Calendrier indicatif ; dates des temps forts nationaux à vérifier chaque année. Chaque événement applique les règles de sécurité : parcours fermé ou arène protégée, protections, assurance et autorisations nécessaires (mairie, préfecture selon le cas).

Mesurer la vie du système

Au-delà des tonnes : nombre de liens actifs (partenaires qui apportent et reçoivent), part de la matière venue des entreprises, participants aux événements et nouveaux usagers qui en sont issus, objets déposés dans le mois qui suit un événement, projets menés à plusieurs, savoir-faire documentés et transmis.

TRIFAB réussit quand on y vient pour autre chose que déposer : apprendre, réparer, concourir, se retrouver.

11Mesurer les résultats

Un site pilote s'évalue sur des indicateurs simples, vérifiables et comparables, publiés chaque année dans un tableau de bord public. La première année sert de référence.

  • Matière

    Tonnes orientées vers le réemploi, objets réparés et réemployés, matières transformées, reste envoyé en traitement.

  • Activité

    Usagers, professionnels, associations et écoles partenaires, ateliers, projets, réparations.

  • Économie

    Coût d'exploitation, coût par tonne réemployée, recettes par pilier, financements, emplois, coûts évités.

  • Territoire

    Communes participantes, partenaires, entreprises, projets pédagogiques, satisfaction des usagers.

12Feuille de route et vigilance

  1. Décision de principe — obtenir l'accord d'étudier le dispositif : manifeste, note de synthèse, motion, présentation aux élus, cartographie des acteurs.
  2. Diagnostic territorial — tonnages et flux, déchetteries, bâtiments, filières, acteurs du réemploi, fablabs, écoles, artisans, besoins, contraintes, coûts actuels.
  3. Étude de faisabilité — plan du site, matériaux acceptés, équipements, personnel, gouvernance, budgets, calendrier, financement, indicateurs.
  4. Installation du pilote — sécurité, simplicité, qualité du tri et du stockage, accompagnement des utilisateurs.
  5. Évaluation — objectifs et résultats, coûts, volumes, usages, incidents, améliorations.
  6. Déploiement — maintien, extension des matières, nouveaux ateliers, duplication, réseau.
Points de vigilance
  • Présenter le projet comme une optimisation de la compétence existante, non comme une dépense de plus.
  • Toujours accompagner les propositions de chiffres concrets.
  • Commencer par un site pilote de taille raisonnable.
  • Ne promettre aucun gain économique avant l'étude locale.
  • Ne pas considérer tout déchet comme réemployable ; définir précisément les matières acceptées.
  • Séparer clairement les flux dangereux ou réglementés ; organiser et contrôler le stockage.
  • Prévoir les responsabilités sur les objets réparés, transformés ou remis en circulation.
  • Garder une gouvernance simple ; associer les agents de terrain dès la conception.
  • Identifier les financements possibles — sans en dépendre pour le fonctionnement courant.
  • Mesurer dès le premier jour ; éviter l'équipement isolé ; dimensionner selon les besoins réels.
Les questions à trancher avant de décider
  • Flux : quels matériaux arrivent, quelle part paraît réemployable, lesquels restent dans les filières existantes ?
  • Infrastructure : quel bâtiment, quelle surface, quel stockage, quelles machines, quelle sécurité ?
  • Usagers : qui, à quelles conditions, avec quels horaires, quel accompagnement ?
  • Économie : coût du pilote et coût annuel, financements, recettes par pilier, coûts actuels comparables ?
  • Gouvernance : qui porte le projet, recrute, répond du site, entretient les machines ?
  • Évaluation : quels indicateurs, qui les collecte, à quelle fréquence, pour qui ?

13Un modèle reproductible

L'ambition n'est pas un équipement unique, mais un modèle territorial reproductible. Un pilote réussi produit de quoi éviter à la collectivité suivante de repartir de zéro : cahier des charges, liste de matériaux, protocole de tri, règlement intérieur, modèle de gouvernance, budget type, liste d'équipements, programme de formation, tableau de bord, méthode de duplication.

À terme, plusieurs sites fonctionnent en réseau : points de collecte, ressourceries et fablabs multiples, catalogue partagé de matériaux, réservation, ateliers et formations mutualisés, indicateurs communs. Le territoire ne dispose plus seulement d'une chaîne de traitement des déchets, mais d'une infrastructure locale de matière, de réemploi, de réparation et de fabrication.

En Europe et au-delà

Rien, dans TRIFAB, n'est propre à la France. Le modèle travaille sur les premiers échelons de la hiérarchie européenne des déchets, qui place la préparation en vue du réemploi avant le recyclage. Formes juridiques, financements et règles de sécurité changent d'un pays à l'autre ; la logique de la chaîne demeure : collecter, trier, réparer et fabriquer, documenter, partager. À lire en anglais sur trifab.si :

Partie IV — Passer à l'action

14Devenez relais

Ce manifeste n'avancera que s'il est porté. Chacun peut en être le relais — sans mandat ni expertise. Un courrier sincère d'un habitant, puis d'un deuxième, puis d'une association, pèse plus que cent courriels identiques. Appropriez-vous ce texte : adaptez-le à votre commune, signez-le, faites-le circuler.

  1. Lisez et faites lire la version courte — quatre pages, dix minutes. Imprimez-la, transmettez-la.
  2. Écrivez à votre maire et au président de votre communauté de communes, avec copie au vice-président chargé des déchets ou de la transition écologique. Joignez la version courte et demandez un rendez-vous. Leurs coordonnées : lannuaire.service-public.fr.
  3. Proposez une motion à votre conseil municipal — modèle prêt à l'emploi ci-dessous. Un conseiller municipal peut la présenter ; un habitant peut la suggérer.
  4. Mobilisez les acteurs locaux : ressourcerie, fablab, lycée professionnel, chambre de métiers, associations, CRESS de votre région, association des maires de votre département.
  5. Partagez cette page sur vos réseaux, dans votre association, votre conseil de quartier, à la prochaine réunion publique : didierdambreville.github.io/manifeste.

Hors de France, ou pour un interlocuteur qui ne lit pas le français : les mêmes gestes, qui contacter à chaque niveau et des modèles de lettre et de motion à adapter, en anglais, sur trifab.si/get-involved.

Qui contacter, à quel niveau
NiveauÀ qui s'adresserCe qu'on demande
CommuneMaire, conseillers municipauxVoter une motion de soutien et la transmettre à l'intercommunalité.
IntercommunalitéPrésident, vice-président déchets ou transition, direction des servicesÉtudier un site pilote dans les 12 mois.
DépartementAssociation départementale des mairesFaire connaître le modèle à ses adhérents.
RégionService déchets et économie circulaire, CRESSArticuler le modèle avec les politiques et aides régionales.
NationalADEME, Intercommunalités de France, réseaux du réemploiFaire connaître et outiller le modèle.
ÉducationCollèges, lycées, organismes de formationConstruire des projets pédagogiques.
ÉconomieArtisans, entreprises, chambres consulairesFournir ou utiliser des matières.

Les règles d'un bon relais

  • Écrivez à vos propres élus, en votre nom, avec quelques mots sur votre commune : c'est ce qui sera lu.
  • Un message à la fois, personnalisé ; jamais d'envoi en nombre ni de destinataires en copie visible.
  • Restez courtois et précis : on demande une étude, pas un chèque.
  • Une adresse publique n'est pas une invitation au démarchage : respectez les règles sur la prospection et les données personnelles.
  • Relancez une fois, poliment, au bout d'un mois sans réponse.

« Vous avez déjà la compétence du tri. Le pas suivant est logique : transformer ce tri en ressources locales plutôt qu'en coût d'élimination. »

15Modèles à copier

Sélectionnez le texte, copiez-le, remplacez les passages entre crochets. Ces modèles sont libres de droits.

Courriel court à votre maire ou à votre président d'intercommunalité

Objet : Proposition d'étude d'un site pilote « Déchetterie – Ressourcerie – Fablab »

[Madame la Maire / Monsieur le Président],

Résidant à [commune], je vous transmets le manifeste TRIFAB, qui propose d'ajouter à nos déchetteries une ressourcerie et un fablab pour réemployer, réparer et transformer localement une partie de ce qui y est déposé. Il s'appuie sur la compétence que notre intercommunalité exerce déjà, vise un modèle économique stable porté par l'économie sociale et solidaire, et commence par un site pilote évalué sur ses résultats.

Accepteriez-vous d'en faire étudier la faisabilité dans les douze prochains mois ? Je me tiens à votre disposition pour vous le présenter.

[Prénom Nom, adresse, courriel]

Pièce jointe : manifeste TRIFAB, version courte — texte complet : didierdambreville.github.io/manifeste

Modèle de motion pour un conseil municipal

Objet : Soutien à la création d'un dispositif TRIFAB « Déchetterie – Ressourcerie – Fablab »

Le conseil municipal de [commune],

Considérant que la communauté de communes [nom] dispose déjà de compétences et d'équipements permettant la collecte et l'orientation des déchets ;

Considérant l'intérêt de rechercher, lorsque cela est possible, le réemploi, la réparation et la valorisation locale des objets et matériaux encore utilisables ;

Considérant les bénéfices environnementaux, sociaux, éducatifs et économiques potentiels d'un dispositif associant déchetterie, ressourcerie et fablab, et l'intérêt d'un portage par des acteurs de l'économie sociale et solidaire ;

Considérant l'intérêt d'expérimenter le dispositif au moyen d'un site pilote avant toute généralisation ;

Décide :

  1. d'exprimer son soutien au principe de création d'un dispositif « Déchetterie – Ressourcerie – Fablab » sur le territoire de la communauté de communes ;
  2. de demander à la communauté de communes d'étudier la faisabilité d'au moins un site pilote dans un délai de 12 mois ;
  3. de demander que cette étude examine notamment les flux de matières, les besoins immobiliers, les équipements, les ressources humaines, la gouvernance, les coûts, les financements possibles, les conditions d'un équilibre économique durable, les règles de sécurité et les partenariats locaux ;
  4. de proposer l'association à cette réflexion des communes, associations, établissements scolaires, artisans, entreprises, structures de réemploi et de l'économie sociale et solidaire intéressés ;
  5. de demander que les résultats du site pilote, s'il est créé, fassent l'objet d'un bilan annuel public comprenant des indicateurs de flux, d'activité, d'emploi et de coût ;
  6. de transmettre la présente délibération à la communauté de communes et aux services compétents.

16Contacts relais

Commencez par vos propres élus, puis l'association des maires de votre département, puis les relais régionaux et nationaux. Coordonnées publiques relevées le 1er octobre 2026, sans vérification une à une : vérifiez-les sur le site de l'organisme avant d'écrire. La liste complète est aussi téléchargeable en PDF.

Relais nationaux

  • Association des maires de France (AMF) Représente les maires et présidents d'intercommunalité ; réseau des associations départementales www.amf.asso.fr
  • Intercommunalités de France Réseau national des intercommunalités adcf@adcf.asso.fr
  • ADEME Agence de la transition écologique : économie circulaire, déchets, accompagnement des collectivités — passer par la direction régionale www.ademe.fr
  • Réseau national des ressourceries et recycleries (RNRR) Plaidoyer, réseau, études de faisabilité et accompagnement contact@ressourceries-recycleries.org
  • RNRR — formation Formation aux métiers du réemploi admin.formation@ressourceries-recycleries.org
  • Institut national de l'économie circulaire Économie circulaire et politiques publiques contact@institut-economie-circulaire.fr
  • ESS France Chambre française de l'économie sociale et solidaire ; réseau des CRESS régionales www.ess-france.org

En Occitanie

  • Région Occitanie — Service déchets et économie circulaire Aides régionales aux projets locaux d'économie circulaire economie-circulaire@laregion.fr
  • CRESS Occitanie Chambre régionale de l'économie sociale et solidaire contact@cressoccitanie.org
  • URCPIE Occitanie Économie circulaire, déchets, sensibilisation contact@urcpie-occitanie.fr
  • SYNETHIC (CRESS Occitanie) Achats publics durables, économie circulaire amo@synethic.fr

Ailleurs, la chambre régionale de l'économie sociale et solidaire (CRESS) et le service économie circulaire de votre conseil régional sont les relais équivalents.

Associations des maires, département par département (102)
Dép.AssociationAdresse
01 Ain Association des maires du département de l'Ain direction@amf01.fr
02 Aisne Union des maires de l'Aisne contact.uma@maires02.fr
03 Allier Association des maires et des présidents d'intercommunalité de l'Allier contact@amf03.fr
04 Alpes-de-Haute-Provence Association des maires des Alpes-de-Haute-Provence assomaires04@wanadoo.fr
05 Hautes-Alpes Association des maires et présidents de communautés des Hautes-Alpes contact@maires05.com
06 Alpes-Maritimes Association des maires et présidents de communautés des Alpes-Maritimes contact@maireinfo06.fr
07 Ardèche Association des maires et des présidents de communautés de l'Ardèche contact@amf07.fr
08 Ardennes Association des maires du département des Ardennes amda@maires08.fr
09 Ariège Association des maires et des élus de l'Ariège asso@maires09.fr
10 Aube Association départementale des maires de l'Aube contact@amf10.asso.fr
11 Aude Association des maires de l'Aude asso-maires-aude@orange.fr
12 Aveyron Association départementale des maires et présidents de communautés de l'Aveyron direction@adm12.fr
13 Bouches-du-Rhône Union des maires et présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône union.des.maires@departement13.fr
14 Calvados Union amicale des maires du Calvados contact@uamc.fr
15 Cantal Association des maires et présidents d'EPCI du Cantal amf15@cantal.fr
16 Charente Association des maires de la Charente contact@amf16.fr
17 Charente-Maritime Association des maires de la Charente-Maritime amf17@maires17.asso.fr
18 Cher Association des maires et présidents de communautés de communes du Cher association.maires@departement18.fr
19 Corrèze Association des maires et présidents d'intercommunalités de la Corrèze adm19@adm19.fr
2A Corse-du-Sud Association départementale des maires et présidents d'EPCI de la Corse-du-Sud contact@adm2a.corsica
2B Haute-Corse Association des maires et présidents de communautés de Haute-Corse direction@maires2b.corsica
21 Côte-d'Or Association des maires et des présidents d'intercommunalité de la Côte-d'Or contact@amf21.fr
22 Côtes-d'Armor Association des maires et présidents d'EPCI des Côtes-d'Armor amf22@orange.fr
23 Creuse Association des maires et adjoints de la Creuse asso.maires23@ville-gueret.fr
24 Dordogne Union des maires de la Dordogne contact@udm24.fr
25 Doubs Association des maires du Doubs secretariat@amd25.fr
26 Drôme Association des maires et présidents de communautés de la Drôme am26@mairesdeladrome.fr
27 Eure Union des maires et des élus de l'Eure contact@umee27.fr
28 Eure-et-Loir Association des maires et présidents d'EPCI d'Eure-et-Loir contact@amf28.fr
29 Finistère Association des maires et présidents d'EPCI du Finistère direction@amf29.bzh
amf29@orange.fr
30 Gard Association des maires et présidents d'EPCI du Gard direction@amf30.fr
31 Haute-Garonne Association des maires et présidents de communautés de Haute-Garonne info@amf31.asso.fr
32 Gers Association des maires et présidents d'intercommunalités du Gers contact@amf32.fr
33 Gironde Association des maires de Gironde contact@amg33.fr
34 Hérault Association des maires du département de l'Hérault amf@maires34.fr
35 Ille-et-Vilaine Association des maires et des présidents d'intercommunalité d'Ille-et-Vilaine direction@amf35.asso.fr
36 Indre Association des maires de l'Indre am.indre@orange.fr
37 Indre-et-Loire Association des maires d'Indre-et-Loire contact@maires37.fr
38 Isère Association des maires de l'Isère ami@maires-isere.fr
39 Jura Association des maires et des présidents d'intercommunalité du Jura contact@amjura.fr
40 Landes Association des maires et présidents de communautés des Landes contact@maires40.fr
41 Loir-et-Cher Association des maires de Loir-et-Cher contact@maires41.fr
42 Loire Association des maires et présidents d'intercommunalité de la Loire amf42@amf42.fr
43 Haute-Loire Association des maires et présidents d'intercommunalité de la Haute-Loire assodesmaires43@orange.fr
44 Loire-Atlantique Association des maires et présidents de communautés de Loire-Atlantique contact@maires44.fr
45 Loiret Association des maires et présidents d'intercommunalités du Loiret am.loiret@aml45.asso.fr
46 Lot Association des maires et élus du Lot contact@amf46.fr
47 Lot-et-Garonne Association des maires de Lot-et-Garonne adm47@agen.fr
48 Lozère Association des maires, adjoints, élus de la Lozère amf.lozere@gmail.com
49 Maine-et-Loire Association des maires et présidents de communautés de Maine-et-Loire contact@amf49.fr
50 Manche Association des maires du département de la Manche associationdesmaires@manche.fr
51 Marne Association des maires et présidents d'intercommunalités de la Marne association@maires51.fr
52 Haute-Marne Association des maires de la Haute-Marne amf52@maires52.asso.fr
53 Mayenne Association des maires, adjoints et présidents de communautés de la Mayenne contact@amf53.asso.fr
54 Meurthe-et-Moselle Association des maires de Meurthe-et-Moselle secretariat@adm54.asso.fr
55 Meuse Association départementale des maires de Meuse contact@mairesdemeuse.fr
56 Morbihan Association des maires et présidents d'EPCI du Morbihan contact@amf-morbihan.fr
57 Moselle Fédération des maires de Moselle et présidents d'EPCI federationmaires57@gmail.com
58 Nièvre Union amicale des maires de la Nièvre union-amicale-des-maires-nievre@orange.fr
59 Nord Association des maires du Nord contact@maires59.fr
60 Oise Union des maires de l'Oise contact@umo.asso.fr
61 Orne Association des maires de l'Orne amo@orne.fr
62 Pas-de-Calais Association des maires et présidents d'intercommunalité du Pas-de-Calais direction@amf62.fr
63 Puy-de-Dôme Association des maires du Puy-de-Dôme direction@maires63.asso.fr
64 Pyrénées-Atlantiques Association des maires et présidents de communautés des Pyrénées-Atlantiques contact@adm-64.fr
65 Hautes-Pyrénées Association départementale des maires et présidents de communautés des Hautes-Pyrénées adm65@ville-ibos.fr
66 Pyrénées-Orientales Association des maires, des adjoints et de l'intercommunalité des Pyrénées-Orientales contact@amf66.fr
67 Bas-Rhin Association des maires du département du Bas-Rhin assoc.maires67@wanadoo.fr
68 Haut-Rhin Association des maires du Haut-Rhin amhr@vialis.net
69 Rhône Association des maires du Rhône et de la Métropole de Lyon et des présidents d'intercommunalité contact@amf69.fr
70 Haute-Saône Association des maires de la Haute-Saône contact@amf70.org
71 Saône-et-Loire Association des maires de Saône-et-Loire assomaires71@amsl-71.fr
72 Sarthe Association des maires, adjoints et présidents d'intercommunalité de la Sarthe direction@amf72.fr
73 Savoie Association des maires de Savoie associationdesmaires@savoie.fr
74 Haute-Savoie Association des maires, adjoints et conseillers départementaux de Haute-Savoie secretariat@maires74.asso.fr
76 Seine-Maritime Association départementale des maires de la Seine-Maritime secretariat@adm76.com
77 Seine-et-Marne Association des maires et des présidents d'intercommunalités de Seine-et-Marne contact@amf77.fr
78 Yvelines Union des maires des Yvelines umy@orange.fr
79 Deux-Sèvres Association des maires des Deux-Sèvres contact@adm79.fr
80 Somme Association des maires de la Somme contact@maires80.org
81 Tarn Association des maires et des élus locaux du Tarn contact@maires81.asso.fr
82 Tarn-et-Garonne Association des maires et présidents de communautés du Tarn-et-Garonne amf-82@orange.fr
83 Var Association des maires du Var maires.var@wanadoo.fr
84 Vaucluse Association des maires de Vaucluse contact@amv84.fr
85 Vendée Association des maires et présidents de communautés de Vendée asso.maires@cdg85.fr
86 Vienne Association des maires de la Vienne contact@amf86.fr
87 Haute-Vienne Association des maires et élus du département de la Haute-Vienne contact.adm87@haute-vienne.fr
88 Vosges Association des maires et présidents de communautés des Vosges amv88@vosges.fr
89 Yonne Association des maires et présidents d'intercommunalités de l'Yonne associationmaires@amf89.com
90 Territoire de Belfort Association des maires du département du Territoire de Belfort president@amf90.fr
91 Essonne Union des maires de l'Essonne ume@ume.asso.fr
92 Hauts-de-Seine Association des maires des Hauts-de-Seine contact@amd92.org
93 Seine-Saint-Denis Association départementale des maires de Seine-Saint-Denis amf.seinesaintdenis@gmail.com
94 Val-de-Marne Association des maires du Val-de-Marne direction@am94.fr
95 Val-d'Oise Union des maires du Val-d'Oise secretariat@uniondesmairesduvaldoise.fr
971 Guadeloupe Association des maires de Guadeloupe cv.amg97@orange.fr
972 Martinique Association des maires de la Martinique contact@assomaires972.com
973 Guyane Association des maires de Guyane associationdesmairesdeguyane@gmail.com
974 La Réunion Association des maires du département de La Réunion contact@amdr.asso.fr
976 Mayotte Association des maires de Mayotte association-des-maires-de-mayotte@orange.fr
987 Polynésie française Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française formationdeselus@spc.pf
988 Nouvelle-Calédonie Association française des maires de Nouvelle-Calédonie afm@afm.asso.nc

Paris (75) ne figure pas dans le relevé. Pour toutes les communes et intercommunalités : lannuaire.service-public.fr.

17Appel aux collectivités

Nous demandons à chaque communauté de communes compétente :

  1. d'étudier la faisabilité d'un dispositif TRIFAB — Déchetterie · Ressourcerie · Fablab ;
  2. d'identifier un site susceptible d'accueillir une expérimentation ;
  3. de réaliser un diagnostic des flux de matières ;
  4. de réunir les acteurs du réemploi, de l'économie sociale et solidaire, de la formation et de la fabrication ;
  5. de construire un modèle économique documenté et stable, fondé sur des recettes diversifiées ;
  6. de définir des règles de sécurité et de fonctionnement ;
  7. de lancer, lorsque les conditions sont réunies, un site pilote dans un délai de 12 mois ;
  8. de publier un bilan annuel qui mesure objectivement les résultats ;
  9. de partager les enseignements pour faciliter la reproduction du modèle ailleurs.

Le tri est déjà en place. Il ne manque que deux maillons pour identifier ce qui peut encore servir et transformer une partie des déchets en ressources utiles au territoire.

Ce n'est pas seulement une question de gestion des déchets. C'est la capacité d'un territoire à conserver, transformer et transmettre la valeur des matières qu'il possède déjà.

De la benne à l'établi.

Manifeste rédigé par D. Dambreville, publié sous licence Creative Commons Attribution 4.0 International : libre de copie, de modification et de diffusion, à condition de citer l'auteur et d'indiquer les modifications. Les dispositifs juridiques et financiers cités évoluent : leurs conditions sont à vérifier au moment du montage d'un projet.