Le courant ne circule que dans une boucle fermée. Par convention, il va du + vers le − à l’extérieur du générateur ; les électrons, négatifs, vont en sens inverse. Ils avancent lentement (≈ 0,8 mm/s pour 16 A dans un fil de cuivre de 1,5 mm²), mais le courant s’établit presque instantanément dans tout le circuit.
| Q charge | coulomb C | quantité d’électricité ; 1 C = 1 A pendant 1 s |
| I intensité | ampère A | débit de charges ; se mesure en série |
| U tension | volt V | différence de potentiel entre deux points ; se mesure en parallèle |
| R résistance | ohm Ω | opposition au passage du courant |
| P puissance | watt W | énergie par seconde : 1 W = 1 J/s |
| E énergie | joule J | 1 kWh = 3,6 MJ |
| C capacité | farad F | charge stockée par volt (condensateur) |
| L inductance | henry H | inertie d’une bobine aux variations du courant |
| f fréquence | hertz Hz | périodes par seconde |
| B induction | tesla T | intensité du champ magnétique |
| Loi d’Ohm | U = R × I · I = U / R · R = U / I |
| Puissance | P = U × I (en continu ; en alternatif, p. 4) |
| Effet Joule | P = R I² = U² / R |
| Énergie | E = P × t : W × h = Wh ; kW × h = kWh |
! Le kW est une puissance (un débit d’énergie), le kWh une énergie (une quantité). « kW/h » n’a pas de sens ici.
| Générateur | pompe |
| Tension | différence de pression entre deux points |
| Intensité | débit d’eau dans le tuyau |
| Résistance | étranglement du tuyau |
| Interrupteur | vanne |
Limites : un fil coupé ne « fuit » pas ; le courant n’est pas consommé (il est le même à l’entrée et à la sortie d’une lampe) : c’est l’énergie qui est transformée en lumière, en chaleur, en mouvement.
| Circuit ouvert, fermé | boucle interrompue (aucun courant) ; boucle complète |
| Court-circuit | liaison presque sans résistance entre deux points de potentiels différents : courant énorme |
| Surcharge | courant durablement trop fort pour le câble : échauffement |
| Phase, neutre | conducteurs actifs d’une prise ; la phase est portée à 230 V par rapport à la terre |
| Terre, masse | prise de terre : liaison au sol ; masse : partie métallique accessible d’un appareil |
| Électrisation | passage du courant dans le corps ; électrocution : électrisation mortelle (INRS) |
| 230 V~ 50 Hz | tension et fréquence d’alimentation |
| 2 000 W | puissance absorbée, à ne pas dépasser sur une multiprise |
| Double carré | classe II : double isolation, pas de fil de terre (p. 7) |
| IPX4 | protégé contre les projections d’eau (code IP, p. 7) |
| CE | conformité aux règles européennes, déclarée par le fabricant |
| Poubelle barrée | à déposer en collecte séparée, pas dans les ordures ménagères |
| G giga | 109 | m milli | 10−3 |
| M méga | 106 | µ micro | 10−6 |
| k kilo | 103 | n nano | 10−9 |
| 0,5 mA | seuil de perception d’un courant alternatif (INRS) |
| 0,4 A | lampe à incandescence de 100 W sous 230 V (INRS) |
| 16, 20, 32 A | calibres usuels des disjoncteurs d’un logement |
| 1,5 · 5 · 12 V | pile AA · prise USB · batterie de voiture |
| 230 · 400 V | tension simple · tension entre phases du réseau |
| 20 · 400 kV | réseau de distribution · lignes à très haute tension |
| 0,9 à 1,6 GW | puissance d’un réacteur nucléaire français |
| 88 GW | pointe de consommation de la France en 2025 (RTE) |
Réponses. 1 60 / 230 ≈ 0,26 A. 2 230² / 1 150 = 46 Ω. 3 1 kWh. 4 En parallèle, aux bornes du dipôle.
ρ : résistivité du matériau (Ω·m) ; L : longueur (m) ; S : section (m²). Plus long ⇒ plus résistant ; plus gros ⇒ moins résistant.
| Métal | ρ (Ω·m) | Autre | ρ (Ω·m) |
|---|---|---|---|
| Argent | 1,59 × 10−8 | Fer | 9,7 × 10−8 |
| Cuivre | 1,7 × 10−8 | Nichrome | 1,1 × 10−6 |
| Or | 2,4 × 10−8 | Eau de mer | ≈ 0,2 |
| Aluminium | 2,8 × 10−8 | Verre | 1011 à 1015 |
Résistivités à 20 °C. Le nichrome sert aux fils chauffants.
La résistance d’un métal croît avec la température : R = R0 (1 + α Δθ), α ≈ 3,9 × 10−3 par degré pour le cuivre : +50 °C ⇒ +20 %.
Le courant parcourt l’aller et le retour : longueur de fil = 2 × longueur du câble.
! Un enrouleur laissé enroulé évacue mal cette chaleur : il peut fondre.
| Série | Parallèle | |
|---|---|---|
| Intensité | la même partout | I = I1 + I2 |
| Tension | U = U1 + U2 | la même pour chaque branche |
| Résistance équivalente | R = R1 + R2 | 1/R = 1/R1 + 1/R2 |
| Deux résistances | 100 + 220 = 320 Ω | R1R2 / (R1 + R2) : 100 ∥ 220 ≈ 68,8 Ω |
| À retenir | plus grande que la plus grande | plus petite que la plus petite |
Prises et lampes d’un logement sont en parallèle : chacune reçoit 230 V et fonctionne seule. Une guirlande montée en série s’éteint tout entière si une ampoule grille.
Diviseur de courant : deux branches en parallèle se partagent le courant en raison inverse de leur résistance : I1 = I × R2 / (R1 + R2).
Vu de deux bornes, un circuit linéaire (résistances, générateurs) se comporte comme un générateur Eth en série avec Rth :
| En parallèle | En série | |
|---|---|---|
| Condensateurs | C = C1 + C2 | 1/C = 1/C1 + 1/C2 |
| Bobines (sans couplage) | L = L1 + L2 | 1/L = 1/L1 + 1/L2 |
Les condensateurs s’associent à l’inverse des résistances : en parallèle, les capacités s’ajoutent.
E : force électromotrice (tension à vide) ; r : résistance interne. En court-circuit, Icc = E / r.
La puissance fournie à la charge est maximale quand R = r ; le rendement n’est alors que de 50 %.
| Capacité | en ampères-heures : 2 Ah = 2 A pendant 1 h ou 0,2 A pendant 10 h (en théorie) |
| Énergie | Wh = V × Ah : batterie de 12 V et 60 Ah ⇒ 720 Wh |
| En série | les tensions s’additionnent ; la capacité reste celle d’un élément |
| En parallèle | même tension ; les capacités s’additionnent (éléments identiques) |
| Tensions nominales | alcaline 1,5 V · NiMH 1,2 V · lithium-ion 3,6 à 3,7 V · plomb 2 V par élément (12 V = 6 éléments) |
! Batterie externe « 10 000 mAh » : capacité de ses éléments à 3,7 V, soit 37 Wh ; sous 5 V, elle ne peut rendre que 7 400 mAh au mieux, moins les pertes.
Réponses. 1 10 Ω. 2 ≈ 4,3 A. 3 1,7 × 10−8 × 40 / 2,5 × 10−6 ≈ 0,27 Ω. 4 Divisées par 4 (courant divisé par 2).
Symboles de la CEI, en usage en Europe ; aux États-Unis, la résistance est dessinée en zigzag. Pour une DEL, les flèches figurent la lumière émise.
| Résistance | limite le courant, fixe une tension ; dissipe R I² : vérifier sa puissance (¼ W, ½ W…) |
| Condensateur | stocke des charges : Q = C U ; énergie ½ C U² ; bloque le continu une fois chargé, laisse passer l’alternatif |
| Bobine | s’oppose aux variations du courant ; énergie ½ L I² ; surtension (étincelle) quand on coupe |
| Diode | ne conduit que dans un sens, au-delà d’un seuil d’environ 0,6 à 0,7 V (silicium) |
| DEL (LED) | diode qui émet de la lumière ; toujours avec une résistance en série |
| Transistor | interrupteur ou amplificateur commandé par un petit courant ou une tension |
| Fusible | fil calibré qui fond au-delà de son courant : à remplacer à l’identique |
| noir | 0 | vert | 5 |
| marron | 1 | bleu | 6 |
| rouge | 2 | violet | 7 |
| orange | 3 | gris | 8 |
| jaune | 4 | blanc | 9 |
Deux anneaux de chiffres, un multiplicateur (nombre de zéros), puis la tolérance (or ±5 %, argent ±10 %). Jaune-violet-rouge = 47 × 100 = 4,7 kΩ ; rouge-rouge-marron = 220 Ω ; marron-noir-orange = 10 kΩ.
Valeurs normalisées (série E12) : 10, 12, 15, 18, 22, 27, 33, 39, 47, 56, 68, 82 et leurs multiples. Condensateur marqué 104 : 10 suivi de 4 zéros, en pF, soit 100 nF.
| V⎓ · V~ | tension continue · alternative : pointes en parallèle sur le dipôle |
| A · mA | intensité : multimètre en série (ouvrir le circuit pour l’insérer) ; pointe rouge dans la borne A ou mA |
| Ω | résistance : composant hors tension, si possible sorti du circuit |
| Continuité | bip si la résistance est très faible : fil coupé, fusible grillé ? |
| Diode | tension de seuil dans le sens passant ; OL dans l’autre sens |
! Ampèremètre en parallèle = court-circuit : au mieux, son fusible interne saute. Remettre la pointe rouge sur V après une mesure de courant. « OL » : hors calibre ; sans calibre automatique, partir du plus élevé.
| Pince ampèremétrique | mesure sans ouvrir le circuit : enserrer un seul conducteur ; phase et neutre ensemble donnent 0 A |
| VAT | vérificateur d’absence de tension, conçu pour cet usage (INRS) ; à contrôler avant et après sur une source connue |
| Oscilloscope | trace la tension en fonction du temps : forme, période, crête |
| Mégohmmètre | mesure l’isolement sous une tension d’essai élevée : affaire de professionnel |
| CAT II | prises de courant et appareils qui y sont branchés |
| CAT III | installation fixe du bâtiment : tableau, disjoncteurs, câblage, éclairage fixe |
| CAT IV | origine de l’installation : branchement, compteur, réseau extérieur |
Lire la catégorie avec la tension (ex. CAT III 600 V) : appareil et cordons doivent convenir au point de mesure. Un multimètre CAT II n’a rien à faire dans un tableau électrique.
À travers une résistance, la tension monte vite puis de plus en plus lentement : 63 % de E au bout de τ, 99 % au bout de 5τ. La décharge suit la courbe inverse.
! Un gros condensateur peut rester chargé après la coupure (alimentations, onduleurs, fours à micro-ondes) : danger même débranché.
| 1 V | = 1 W/A = 1 J/C |
| 1 Ω | = 1 V/A ; conductance : 1 siemens (S) = 1 A/V |
| 1 F | = 1 C/V |
| 1 H | = 1 Wb/A = 1 V·s/A |
| 1 T | = 1 Wb/m² ; le weber (Wb) = 1 V·s |
| 1 eV | = 1,602 176 634 × 10−19 J, exactement (BIPM) |
| 1 var | unité de puissance réactive, égale au V·A (BIPM) |
| Relais | un petit courant dans une bobine ferme ou ouvre des contacts isolés du circuit de commande |
| Contacteur | relais de puissance : moteurs, chauffe-eau (heures creuses) |
| Télérupteur | une impulsion allume, la suivante éteint : plusieurs boutons pour un éclairage |
| Minuterie | éteint seule après un délai réglé |
| Variateur | règle la puissance d’une lampe ou la vitesse d’un moteur (électronique) |
Contacts NO (ouverts au repos) ou NF (fermés au repos). Aux bornes d’une bobine commandée par un transistor, une diode évite la surtension à la coupure (p. 5).
| CTN, CTP | thermistances : résistance qui baisse (CTN) ou monte (CTP) avec la température |
| Photorésistance | résistance qui baisse avec la lumière |
Réponses. 1 En série, dans la boucle, sur le calibre A. 2 Circuit ouvert : fusible fondu. 3 1 s. 4 Un VAT, contrôlé avant et après.
| Fréquence | f = 50 Hz en Europe, 60 Hz en Amérique du Nord (RTE) |
| Période | T = 1 / f = 20 ms (16,7 ms à 60 Hz) |
| Valeur efficace | celle qui chauffe autant qu’un courant continu de même valeur : 230 V ; c’est elle qu’indiquent plaques et multimètres |
| Valeur crête | Û = U √2 ≈ 325 V ; crête à crête ≈ 650 V |
| Valeur moyenne | nulle sur une période |
La fréquence varie sans cesse autour de 50 Hz ; en situation normale, l’écart toléré est de ±0,05 Hz. Elle baisse quand la consommation dépasse la production, monte dans le cas inverse (RTE).
| Sinusoïde | Û / √2 ≈ 0,707 Û |
| Carré symétrique | Û |
| Triangle | Û / √3 ≈ 0,577 Û |
| Continu | la valeur elle-même |
D’où l’intérêt d’un multimètre TRMS pour les signaux déformés (p. 3).
Une grandeur sinusoïdale se représente par un vecteur tournant : sa longueur donne la valeur efficace, son angle la phase. Les tensions s’additionnent alors comme des vecteurs, non comme des nombres. Ici, charge inductive (moteur) : le courant est en retard de φ sur la tension.
| Dipôle | Impédance | Courant |
|---|---|---|
| Résistance | Z = R | en phase |
| Bobine | Z = Lω | courant en retard de 90° |
| Condensateur | Z = 1 / (Cω) | courant en avance de 90° |
ω = 2πf (pulsation, en rad/s). L’impédance Z se mesure en ohms : U = Z I en valeurs efficaces. La bobine freine davantage le courant quand la fréquence monte ; le condensateur, moins.
| Active P | watts (W) : U I cos φ ; réellement convertie (chaleur, lumière, travail) |
| Réactive Q | var : U I sin φ ; échangée avec bobines et condensateurs, sans travail utile |
| Apparente S | voltampères (VA) : U I ; dimensionne câbles, transformateurs, abonnement (kVA) |
| Facteur de puissance | cos φ = P / S : 1 pour un radiateur, moins pour un moteur |
Figure : moteur sous 230 V, 5 A, cos φ = 0,8.
Dans un circuit RLC série, à cette fréquence les effets de la bobine et du condensateur s’annulent : l’impédance se réduit à R et le courant est maximal. C’est le principe de l’accord d’un poste de radio et des filtres.
À puissance active égale, un mauvais cos φ impose un courant plus fort : câbles plus gros, pertes accrues. Des condensateurs en parallèle fournissent la puissance réactive que demandent les moteurs.
Si les trois phases portent la même charge, les courants s’annulent dans le neutre. En triphasé chez soi, répartir les appareils monophasés entre les trois phases ; un déséquilibre charge le neutre et peut faire déclencher une phase trop chargée.
Atouts : puissance transmise constante, moteurs simples qui démarrent seuls, moins de cuivre pour une même puissance.
| Redresseur | alternatif → continu : diodes (pont de quatre), puis condensateur de filtrage |
| Onduleur | continu → alternatif : panneaux solaires, batteries, variateurs de vitesse |
| Alimentation à découpage | chargeurs, blocs d’alimentation : légère, bon rendement |
| Transformateur | alternatif → alternatif de tension différente (p. 5) |
Résistance puis condensateur : les fréquences basses passent, les hautes sont affaiblies (passe-bas) ; en inversant les deux, passe-haut. fc : fréquence de coupure.
Réponses. 1 12 √2 ≈ 17 V. 2 1/60 s ≈ 16,7 ms. 3 2 070 W. 4 400 V.
Champ magnétique terrestre : environ 25 à 65 µT selon le lieu (BGS).
Champ au centre d’une longue bobine (solénoïde) de N spires sur une longueur ℓ ; µ0 ≈ 4π × 10−7 H/m. Un noyau de fer le multiplie fortement : c’est l’électroaimant des relais, contacteurs, gâches et disjoncteurs.
Un conducteur parcouru par un courant, dans un champ magnétique, subit une force, maximale quand le fil est perpendiculaire au champ. C’est le principe du moteur et du haut-parleur.
Une bobine s’oppose à toute variation de son propre courant. Couper brusquement ce courant fait naître une forte surtension : étincelle à l’interrupteur, composants détruits.
Parade : une diode de roue libre, en inverse aux bornes d’un relais ou d’un moteur à courant continu.
| Alternateur, dynamo | un aimant tourne devant des bobines |
| Transformateur | courant alternatif dans une bobine ⇒ tension dans l’autre |
| Plaque à induction | courants induits (de Foucault) qui chauffent le fond, ferromagnétique, de la casserole |
| Recharge sans fil | deux bobines face à face |
| Pince ampèremétrique | capte le champ du conducteur enserré |
Transformateur idéal ; les vrais ont un très bon rendement, sans atteindre 100 %. Il ne fonctionne qu’en alternatif : en continu, le flux ne varie pas.
Transformateur de séparation : le circuit alimenté n’a plus de lien avec la terre ; de sécurité : il délivre une très basse tension de sécurité (INRS).
Dans une masse métallique soumise à un champ variable circulent des courants induits qui la chauffent. Utiles : plaque à induction, freins de poids lourds et de trains. Nuisibles : pertes dans les transformateurs et les moteurs, d’où leurs noyaux en tôles minces isolées (feuilletés) plutôt que massifs.
| Haut-parleur | force de Laplace sur une bobine mobile |
| Micro dynamique | l’inverse : la membrane déplace une bobine, une tension est induite |
| Disjoncteur | électroaimant qui ouvre le circuit en cas de court-circuit |
| Carte sans contact | induction entre le terminal et l’antenne de la carte |
| Moteur, alternateur | Laplace et induction, dans les deux sens |
| Alternateur | rotor aimanté entraîné (turbine, moteur, vent) ⇒ tension alternative dans les bobines du stator (INRS) |
| Moteur à courant continu | collecteur et balais ; vitesse réglée par la tension : petits appareils, jouets |
| Moteur asynchrone | le champ tournant du triphasé entraîne un rotor en court-circuit, un peu moins vite que lui (glissement) : robuste, très répandu |
| Moteur synchrone | le rotor tourne exactement à la vitesse du champ |
| Sans balais, pas à pas | pilotés par électronique : drones, ventilateurs, imprimantes 3D |
n : vitesse de synchronisme (tr/min) ; p : nombre de paires de pôles. À 50 Hz : 3 000 tr/min (p = 1), 1 500 (p = 2), 1 000 (p = 3). Un moteur asynchrone à quatre pôles tourne un peu au-dessous de 1 500 tr/min.
Une machine est réversible : entraînée, elle devient génératrice (freinage avec récupération d’énergie des véhicules électriques).
| 230/400 V Δ/Y | couplage triangle sur un réseau 230 V entre phases, étoile sur un réseau 400 V (cas du réseau français 230/400 V) |
| 1,5 kW | puissance mécanique utile sur l’arbre, non puissance absorbée |
| 1 440 tr/min | vitesse nominale : ici, quatre pôles (1 500 tr/min au synchronisme) |
| cos φ 0,8 | facteur de puissance à pleine charge (p. 4) |
| IP55 | protection contre les poussières et les jets d’eau |
Valeurs de l’exemple fictives ; lire aussi l’intensité nominale, qui guide le réglage de la protection du moteur.
Réponses. 1 Le courant continu crée un flux constant : rien n’est induit. 2 500. 3 1 000 tr/min. 4 À la variation de flux qui le produit (Lenz).
| Transport | RTE : lignes à très haute tension (400 000 et 225 000 V) et à haute tension (90 000 et 63 000 V) |
| Distribution | au-dessous de 50 kV : HTA (couramment 20 000 V, parfois 15 000 V) puis basse tension ; Enedis gère environ 95 % du réseau de distribution (RTE) |
| Basse tension | 230 V entre phase et neutre, 400 V entre phases ; la tension doit rester entre 90 % et 110 % de ces valeurs (arrêté du 24 décembre 2007) |
| Fréquence | 50 Hz, commune à tout le réseau européen interconnecté (RTE) |
Reconnaître une ligne de RTE : au moins quatre isolateurs par chaîne ; les lignes des distributeurs en ont trois ou moins (RTE).
| Domaine | Alternatif | Continu |
|---|---|---|
| TBT | ≤ 50 V | ≤ 120 V |
| BT | 50 à 1 000 V | 120 à 1 500 V |
| HTA | 1 à 50 kV | 1,5 à 75 kV |
| HTB | > 50 kV | > 75 kV |
Très basse, basse, haute tension A et B (INRS). La « basse tension » domestique n’a rien d’inoffensif (p. 7).
| Simple allumage | un interrupteur coupe la phase d’un point lumineux |
| Va-et-vient | deux interrupteurs à deux positions, reliés par deux « navettes » : commande depuis deux endroits |
| Télérupteur | boutons-poussoirs en nombre quelconque (couloir, grande pièce) |
| Minuterie, détecteur | extinction automatique : cage d’escalier, garage, extérieur |
L’interrupteur coupe la phase, pas le neutre : lampe éteinte, la douille n’est plus sous tension.
| Seuil magnétique | Usage | |
|---|---|---|
| B | 3 à 5 In | grandes longueurs de câble, faibles appels de courant |
| C | 5 à 10 In | la plus courante dans le logement : prises, éclairage, chauffage |
| D | 10 à 14 In | forts appels au démarrage, certains moteurs (10 à 20 In selon les normes) |
Seuil de déclenchement instantané, en multiple du calibre In. Marquage : C20 = courbe C, 20 A (Legrand, Promotelec).
Si l’installation électrique a plus de 15 ans, le vendeur ou le bailleur fournit un diagnostic électricité de moins de 3 ans pour une vente, de moins de 6 ans pour une location. Une attestation du Consuel de moins de 6 ans peut le remplacer (service-public.fr, page vérifiée le 17/09/2026).
| Circuit | Cuivre | Calibre |
|---|---|---|
| Éclairage : 8 points au plus | 1,5 mm² | 16 A |
| Prises : 8 au plus | 1,5 mm² | 16 A |
| Prises : 12 au plus | 2,5 mm² | 20 A |
| Cuisine : circuit de 6 prises au plus | 2,5 mm² | 20 A |
| Lave-linge, lave-vaisselle, four, sèche-linge : un circuit chacun | 2,5 mm² | 20 A |
| Plaque de cuisson, cuisinière (monophasé) | 6 mm² | 32 A |
| Chauffe-eau à accumulation | 2,5 mm² | 20 A |
| Volets roulants | 1,5 mm² | 16 A |
| Prise de recharge de véhicule (16 A) | 2,5 mm² | 20 A |
| Borne de recharge 32 A | 10 mm² | 40 A |
Sections minimales (tableau 10-1F de la norme, repris par les guides Nexans et Legrand). Nombre minimal de prises : séjour 5, 9 au-delà de 28 m² ; chambre 3, 5 au-delà de 28 m² ; cuisine 3, 6 au-delà de 4 m² (Legrand).
! Une installation ancienne n’a pas à être refaite à chaque révision, mais doit rester sûre. Travaux au tableau : électricien qualifié ; l’attestation de conformité visée par le Consuel est exigée dans de nombreux cas (neuf, rénovation complète).
| Effet | Alternatif | Continu |
|---|---|---|
| Perception | 0,5 mA | 2 mA |
| Impossible de lâcher prise | 5 à 10 mA | 25 mA |
Fibrillation ventriculaire alternatif : 40 mA pendant 6,8 s · 260 mA pendant 0,2 s · 500 mA pendant 0,01 s ; continu : 140 mA (6,8 s) · 260 mA (0,2 s) · 500 mA (0,01 s) | ||
INRS, d’après la CEI (TR 60479-5). La gravité dépend de l’intensité, de la durée, du trajet (main-main, main-pied), de la nature du courant et de la personne. Aux faibles intensités, le continu est moins dangereux que l’alternatif. Selon l’INRS, 40 mA alternatifs, le dixième du courant d’une lampe de 100 W, peuvent tuer.
| Tension | Peau sèche | Humide |
|---|---|---|
| 50 V | 4 600 Ω | 3 675 Ω |
| 100 V | 3 125 Ω | 2 950 Ω |
| 200 V | 2 050 Ω | 2 050 Ω |
Impédance main à main, grandes surfaces de contact, valable pour 95 % des personnes (CEI TS 60479, cité par l’INRS). Au-delà d’environ 50 V, la peau cède ; restent les tissus internes, 500 à 1 000 Ω.
| 50 V~ · 120 V⎓ | tension de contact au-delà de laquelle un défaut doit être coupé automatiquement (INRS) |
| TBTS | très basse tension de sécurité, isolée de la terre : protection contre le contact direct inutile sous 25 V~ ou 60 V⎓ |
| TBTP | très basse tension reliée à la terre : inutile sous 12 V~ ou 30 V⎓ |
| « Basse tension, donc sans danger » | faux : 230 V peuvent tuer (INRS) |
| « C’est court, pas besoin de précautions » | faux : même bref, un travail près d’une pièce nue sous tension en exige (INRS) |
| « Le différentiel me protège de tout » | faux : il complète, il ne remplace pas (INRS) |
| « Le tournevis testeur ne s’allume pas : c’est coupé » | seul un VAT vérifie l’absence de tension |
Charges accumulées par frottement ou séparation de matériaux (moquette, carburant, poudres). Peu de risque direct pour le corps, mais l’étincelle peut enflammer des vapeurs ou des poussières : incendies, explosions, chutes (INRS). La foudre en est la forme extrême.
Mêmes effets sur le corps, préventions différentes (INRS).
Sans défaut, tout le courant entré par la phase ressort par le neutre. Si une partie s’échappe vers la terre (défaut, personne), l’écart If = Ip − In fait déclencher : 30 mA pour protéger les personnes, 300 ou 500 mA pour les biens.
! Le 30 mA complète les autres protections sans les remplacer (INRS) : qui touche à la fois la phase et le neutre, isolé du sol, n’est pas protégé, car rien ne fuit vers la terre.
| Classe 0 | isolation principale seule, sans terre : proscrite |
| Classe I | masses métalliques reliées à la terre par le fil vert-jaune ; fiche avec contact de terre |
| Classe II | double isolation ou isolation renforcée ; pas de terre |
| Classe III | alimentée en très basse tension de sécurité |
Code IP : 1er chiffre (0 à 6) contre les corps solides, 2e (0 à 8) contre l’eau ; IP2X : le doigt (12,5 mm) n’atteint aucune partie sous tension. Code IK (00 à 10) : tenue aux chocs (INRS).
Pour les électriciens (INRS) : casque isolant à écran facial, gants et chaussures isolants, tapis et nappes isolants, outils isolés, VAT. Les vêtements de travail ne sont pas des équipements de protection individuelle.
En milieu professionnel, la consignation (NF C 18-510) enchaîne pré-identification, séparation, condamnation, identification, vérification d’absence de tension et, s’il le faut, mise à la terre et en court-circuit ; elle revient à un chargé de consignation habilité (BC).
Reconnaissance, par l’employeur, de l’aptitude d’un travailleur à opérer en sécurité (Code du travail, NF C 18-510). Symbole : domaine de tension, type d’opération, attribut éventuel (INRS).
| B · H | basse et très basse tension · haute tension |
| 0 | travaux non électriques près d’installations (peintre, maçon) |
| 1 · 2 · C | exécutant · chargé de travaux d’ordre électrique · consignation |
| R · S | intervention générale · élémentaire (remplacer à l’identique prise, lampe, fusible) |
| E · P · F | opérations spécifiques (manœuvre, mesurage, essai…) · photovoltaïque · fouilles |
| V · T · N · X | voisinage · sous tension · nettoyage sous tension · spécial |
Ex. : B0, BS, BR, B1V, B2V, BC, BE Manœuvre. Titre revu chaque année ; recyclage conseillé tous les trois ans (INRS).
Signes de défaut à ne pas négliger : odeur d’isolant chaud, grésillement, prise qui chauffe, gaine abîmée. Selon l’ONSE, cité par l’INRS, un incendie sur quatre serait d’origine électrique.
Réponses. 1 5 à 10 mA (INRS). 2 II (et III, en très basse tension). 3 30 mA. 4 BS.
| Option | Abonnement mensuel | Prix du kWh |
|---|---|---|
| Base, 3 kVA | 12,13 € | 20,01 c€ |
| Base, 6 kVA | 15,86 € | 20,01 c€ |
| Heures creuses, 6 kVA | 15,86 € | HP 21,42 c€ · HC 15,89 c€ |
Prix TTC pour les particuliers (grille d’EDF). L’option Base de 9 à 36 kVA n’est plus proposée aux nouveaux clients. Les prix changent : les reprendre à la source.
Puissance souscrite (kVA) : ce que le compteur laisse passer à la fois ; 6 kVA ≈ 6 000 / 230 ≈ 26 A. Additionner les appareils qui fonctionnent en même temps.
| Lampe à DEL | 5 à 15 W |
| Box internet, veilles | quelques watts à 20 W |
| Téléviseur | 50 à 200 W |
| Réfrigérateur | 100 à 200 W quand le moteur tourne |
| Lave-linge | ≈ 2 kW pendant le chauffage de l’eau |
| Bouilloire, radiateur | 1 à 2,5 kW |
| Four | 2 à 3,5 kW |
| Recharge de voiture | 2,3 kW (prise, 10 A) ; 7,4 kW (borne 32 A monophasée) |
Ordres de grandeur : lire la plaque signalétique de l’appareil.
| Production | 547,5 TWh, dont nucléaire 373,0 TWh et hydraulique 62,4 TWh |
| Bas carbone | 95,2 % (nucléaire et renouvelables) ; renouvelables seules : 27,0 % |
| Consommation | 451 TWh, corrigée des aléas météorologiques et calendaires |
| Pointe | 88 GW, la plus haute depuis 2021 |
| Échanges | solde exportateur record de 92,3 TWh, 17 % de la production |
| Émissions | 19,6 g d’équivalent CO₂ par kWh produit |
| Parc | 164,5 GW fin 2025 ; le solaire (30,4 GW) dépasse désormais l’hydraulique (25,7 GW) |
RTE, Bilan électrique 2025, France métropolitaine, consulté le 30/09/2026.
| Nucléaire | fission ⇒ chaleur ⇒ vapeur ⇒ turbine ⇒ alternateur |
| Thermique à flamme | gaz, charbon, fioul, biomasse : même chaîne, ou turbine à gaz |
| Hydraulique | chute d’eau ⇒ turbine ⇒ alternateur ; stations de pompage pour stocker |
| Éolien | vent ⇒ rotor ⇒ alternateur |
| Photovoltaïque | lumière ⇒ courant continu, sans pièce mobile ⇒ onduleur |
| Pile, batterie | réaction chimique ⇒ courant continu |
Production pilotable (nucléaire, thermique, barrages) ou variable (vent, soleil). À chaque instant, la production doit égaler la consommation ; la fréquence de 50 Hz en est le témoin (RTE).
| Batteries | réaction chimique réversible : téléphones, véhicules, stockage domestique ou sur le réseau |
| Stations de pompage | on remonte l’eau quand l’électricité abonde, on la turbine à la pointe |
| Hydrogène | produit par électrolyse, reconverti en électricité (pile à combustible) avec de fortes pertes |
| Supercondensateurs, volants d’inertie | restituent très vite de petites quantités d’énergie |
L’électricité se stocke mal en grande quantité : l’équilibre entre production et consommation se règle d’abord en temps réel (RTE).
| 1752 | Franklin propose l’expérience du cerf-volant : la foudre est de l’électricité |
| 1780 | Galvani : des pattes de grenouille se contractent, « électricité animale » |
| 1785 | Coulomb énonce la loi de la force entre deux charges |
| 1800 | Volta : première pile |
| 1820 | Ørsted : un courant dévie une boussole ; Ampère étudie aussitôt le lien entre électricité et magnétisme |
| 1827 | Ohm publie sa loi |
| 1831 | Faraday : l’induction électromagnétique |
| 1865 | Maxwell : la lumière est une onde électromagnétique |
| 1871 | Gramme présente sa dynamo à l’Académie des sciences |
| 1882 | Edison ouvre la centrale de Pearl Street à New York (courant continu) |
| 1886 | Westinghouse lance l’alternatif face au continu d’Edison : la « guerre des courants » |
| 1887 | Hertz produit des ondes électromagnétiques |
| 1897 | J. J. Thomson découvre l’électron |
| 1946 | 8 avril : création d’EDF |
| 2019 | 20 mai : l’ampère redéfini par la charge élémentaire |
Réponses. 1 3,75 kWh. 2 3,75 × 0,2001 ≈ 0,75 €. 3 ≈ 68 %. 4 87,6 kWh.