Définition classique (Lionel Robbins, 1932) : l’étude du comportement humain comme relation entre des fins et des moyens rares à usages alternatifs.
| Microéconomie | les choix des ménages et des entreprises, le fonctionnement d’un marché, les prix relatifs |
| Macroéconomie | les grands agrégats d’un pays : production, emploi, niveau général des prix, échanges extérieurs |
| Positif | ce qui est : « un salaire minimum plus élevé réduit-il l’emploi des jeunes ? » Se tranche par les données. |
| Normatif | ce qui devrait être : « faut-il relever le salaire minimum ? » Engage aussi des valeurs. |
Avec ses ressources et sa technique, une économie ne peut produire que les combinaisons de la zone grise. A : ressources inemployées ; B : efficace (on ne peut produire plus de X sans renoncer à du Y) ; C : hors d’atteinte. La pente mesure le coût d’opportunité, croissant car les ressources ne conviennent pas également aux deux productions. La croissance éloigne la frontière.
| Bien, service | objet matériel ; prestation immatérielle, consommée quand elle est produite |
| Prix relatif | prix d’un bien exprimé en quantité d’un autre : c’est lui qui guide les choix |
| Revenu, épargne, patrimoine | flux perçu sur une période ; part du revenu non consommée ; stock possédé à une date |
| Investissement | achat de moyens de production durables (machines, bâtiments, logiciels) ; acheter des actions est un placement |
| Ménages | consomment, offrent leur travail, épargnent (entrepreneurs individuels compris) |
| Sociétés non financières | produisent des biens et des services marchands |
| Sociétés financières | banques, assurances : collectent l’épargne, financent |
| Administrations publiques | État, collectivités locales, sécurité sociale : services non marchands, redistribution |
| ISBLSM | institutions sans but lucratif au service des ménages : associations, syndicats, cultes |
| Reste du monde | tous les agents non résidents (exportations, importations, capitaux) |
Flux réels (travail, biens) et flux monétaires (revenus, dépenses) circulent en sens inverse. Découpage de la comptabilité nationale (secteurs institutionnels).
Toute société tranche trois questions : que produire, comment (quelles techniques, quel travail), pour qui (qui reçoit quoi).
| Marché | décisions décentralisées, coordonnées par les prix |
| Plan | décisions centralisées par l’État |
| Tradition | coutumes et règles héritées |
Les économies réelles sont mixtes, dans des proportions débattues débat.
| Taux de variation | Varrivée − VdépartVdépart × 100 |
| Coefficient multiplicateur | Varrivée / Vdépart = 1 + t · de 80 à 92 : ×1,15, soit +15 % |
| Variations successives | les coefficients se multiplient : +10 % puis −10 % ⇒ 1,1 × 0,9 = 0,99, soit −1 % |
| Taux annuel moyen | (Va / Vd)1/n − 1 · de 100 à 150 en 10 ans : +4,1 % par an, non 5 % |
| Indice base 100 | Vt / Vbase × 100 · 1,60 € puis 1,84 € : indice 115, soit +15 % |
| Point ou pour-cent | chômage de 8 % à 9 % : +1 point, mais +12,5 % |
| Réel | (1 + tnominal) / (1 + inflation) − 1 · salaire +4 %, prix +3 % : pouvoir d’achat +0,97 %, soit ≈ +1 % |
| Doublement | ≈ 70 / t années (« règle de 70 ») · à 2 % par an : 35 ans ; à 3,5 % : 20 ans |
Hypothèses de la concurrence : nombreux acheteurs et vendeurs, produit homogène, information disponible, libre entrée. Quand elles manquent : p. 3.
| Informer | un prix qui monte signale une rareté accrue |
| Inciter | il pousse à produire davantage et à économiser le bien |
| Rationner | il répartit ce qui existe entre ceux qui paient le plus |
C’est le prix relatif qui compte : si tous les prix et tous les revenus doublent, rien de réel ne change. Quand un prix est bloqué, il faut un autre mode de rationnement : file d’attente, tickets, tirage au sort.
| Le prix du bien change | mouvement le long de la courbe : la quantité demandée (ou offerte) varie |
| Un autre facteur change | déplacement de toute la courbe, à droite (hausse) ou à gauche (baisse) |
revenu · prix des biens liés (substituts, compléments) · goûts, mode, publicité · anticipations · nombre d’acheteurs · conditions de crédit
coût du travail, de l’énergie, des matières · technique · nombre de producteurs · impôts et subventions · climat, accidents · anticipations
| Choc | P* | Q* |
|---|---|---|
| Demande ↑ (revenu ↑, bien normal) | ↑ | ↑ |
| Demande ↓ | ↓ | ↓ |
| Offre ↑ (progrès technique) | ↓ | ↑ |
| Offre ↓ (sécheresse, énergie plus chère) | ↑ | ↓ |
| Demande ↑ et offre ↑ | ? | ↑ |
| Demande ↑ et offre ↓ | ↑ | ? |
« ? » : dépend de l’ampleur relative des deux déplacements.
| Prix de la demande | |e| > 1 : demande élastique ; |e| < 1 : inélastique ; 0 : insensible au prix |
| Revenu | > 1 : bien de luxe · entre 0 et 1 : bien normal de nécessité · < 0 : bien inférieur (moins acheté quand le revenu monte) |
| Prix croisée | > 0 : substituts (beurre, margarine) · < 0 : compléments (voiture, carburant) |
| Prix de l’offre | aptitude des producteurs à ajuster leur production ; plus forte à long terme |
Demande inélastique : une hausse de prix accroît la recette. Demande élastique : elle la réduit.
les substituts sont nombreux · la dépense pèse lourd dans le budget · le bien n’est pas indispensable · on laisse le temps de s’adapter · le marché est défini étroitement (une marque plutôt que tous les carburants).
Pa : prix payé par l’acheteur ; Pv : prix reçu par le vendeur. Hachuré : recette fiscale ; noir : perte sèche, les échanges mutuellement avantageux qui n’ont plus lieu.
| Incidence fiscale | qui paie vraiment ? Pas forcément celui qui verse l’impôt : la charge retombe surtout sur le côté du marché le moins élastique. |
| Prix plafond | fixé sous l’équilibre (loyer encadré, prix administré) ⇒ pénurie : à 26 €, 48 demandés, 32 offerts. Risques : files d’attente, marché parallèle, qualité en baisse ; ampleur discutée débat. |
| Prix plancher | fixé au-dessus (prix agricole garanti, salaire minimum) ⇒ excédent : à 34 €, 32 demandés, 48 offerts. L’effet réel d’un salaire minimum sur l’emploi reste une question empirique disputée débat. |
| Subvention | effet inverse de la taxe : quantité ↑, coût pour le budget, perte sèche aussi. |
Réponses. 1 e = 10 / −20 = −0,5, demande inélastique ; recette × 0,8 × 1,1 = 0,88, soit −12 %. 2 l’offre baisse : prix ↑, quantité ↓. 3 les acheteurs, côté le moins élastique du marché.
| CF, CV | coût fixe (loyer, machines), indépendant de la quantité ; coût variable (matières, énergie, heures) |
| CT, CM | coût total = CF + CV ; coût moyen CM = CT / Q ; coût variable moyen CVM = CV / Q |
| Cm | coût marginal : coût de la dernière unité, ΔCT / ΔQ ; il coupe CM et CVM en leur minimum |
| Irrécupérable | coût déjà engagé et perdu quoi qu’on fasse : il ne doit pas peser sur la décision |
| Q | CT | CM | Cm |
|---|---|---|---|
| 0 | 100 | — | — |
| 1 | 140 | 140 | 40 |
| 2 | 170 | 85 | 30 |
| 3 | 190 | 63,3 | 20 |
| 4 | 220 | 55 | 30 |
| 5 | 270 | 54 | 50 |
| 6 | 340 | 56,7 | 70 |
Coase (1937) : passer par le marché a un coût — chercher, négocier, contrôler : les coûts de transaction. L’entreprise existe quand il revient moins cher d’organiser une activité en interne que de l’acheter : c’est le choix « faire ou faire faire ».
Concurrence parfaite très nombreux vendeurs · produit identique · entrée libre · aucun pouvoir sur le prix (« preneur de prix »). Idéal théorique, approché sur certains marchés de matières premières. |
Concurrence monopolistique nombreux vendeurs · produits différenciés (marque, lieu, qualité) · entrée libre · petit pouvoir sur le prix. Restaurants, coiffeurs, vêtements. |
Oligopole quelques vendeurs interdépendants · barrières à l’entrée · stratégies de prix et de capacités, risque d’entente. Télécommunications, aéronautique. |
Monopole un seul vendeur · fortes barrières (brevet, réseau, licence) · fixe son prix. Monopole naturel : un seul producteur coûte moins cher que plusieurs (réseaux d’eau, rail). |
Monopsone un seul acheteur face à de nombreux vendeurs (grand employeur d’un bassin d’emploi). |
| B : prix haut | B : prix bas | |
|---|---|---|
| A : prix haut | 10 / 10 | 2 / 14 |
| A : prix bas | 14 / 2 | 5 / 5 |
Profits de A / de B. Quel que soit le choix de B, A gagne à baisser son prix (14 > 10, 5 > 2), et de même pour B : tous deux finissent à 5 / 5 alors que 10 / 10 était possible. C’est un équilibre de Nash : aucun joueur ne gagne à changer seul de stratégie. D’où l’instabilité des ententes et les guerres de prix ; quand le jeu se répète, la coopération peut s’installer (Axelrod, 1984).
| Microentreprise | moins de 10 personnes ; chiffre d’affaires ou bilan ≤ 2 M€ |
| PME | moins de 250 personnes ; chiffre d’affaires ≤ 50 M€ ou bilan ≤ 43 M€ |
| ETI | taille intermédiaire : moins de 5 000 personnes ; chiffre d’affaires ≤ 1,5 Md€ ou bilan ≤ 2 Md€ |
| Grande entreprise | au-delà |
Catégories fixées par le décret n° 2008-1354, pour la statistique.
Externalités effet d’une activité sur des tiers, sans passer par un prix. Négative (pollution, bruit) ⇒ trop produite ; positive (vaccination, recherche) ⇒ pas assez. Réponses : norme, taxe « pigouvienne » (Pigou, 1920), marché de quotas (SEQE-UE, 2005), négociation entre les parties si les droits sont définis et les coûts de transaction faibles (Coase, 1960). |
Information asymétrique une partie en sait plus que l’autre. Sélection adverse, avant le contrat : voitures d’occasion (Akerlof, 1970). Aléa moral, après : l’assuré moins prudent. Réponses : garanties, signaux (diplôme), franchises, contrôles. |
Pouvoir de marché entente, abus de position dominante : interdits par les articles 101 et 102 du traité sur le fonctionnement de l’UE ; contrôle des concentrations. |
| Exclusif | Non exclusif | |
|---|---|---|
| Rival | bien privé : pain, voiture | bien commun : poissons en haute mer, nappe phréatique |
| Non rival | bien de club : chaîne payante, logiciel sous licence | bien public : phare, défense, éclairage de rue |
Rival : ce que l’un consomme manque à l’autre. Exclusif : on peut en priver qui ne paie pas. Un bien public attire le passager clandestin ⇒ financement par l’impôt. Un bien commun risque la surexploitation (« tragédie des communs », Hardin, 1968) ; Elinor Ostrom (prix Nobel 2009) a montré des communautés qui les gèrent durablement par leurs propres règles.
Théorie des choix publics (Buchanan et Tullock, 1962) : élus et administrations poursuivent aussi leurs intérêts ; recherche de rente, capture du régulateur ; Hayek (1945) : aucun planificateur ne réunit l’information dispersée que portent les prix. D’où la question, à trancher cas par cas : l’intervention corrige-t-elle plus qu’elle ne coûte ? débat
Réponses. 1 oui, 4 unités : elle perd 60 € au lieu des 100 € de coût fixe si elle s’arrête ; le prix dépasse le minimum du CVM (30 €). 2 une externalité négative ; norme, taxe, quotas, ou négociation si les droits sont clairs (Coase). 3 il est non rival (un navire de plus ne gêne pas les autres) et non exclusif (on ne peut en priver qui ne paie pas).
Produit intérieur brut : valeur des biens et services produits dans le pays pendant une période, déduction faite de ce qui a été consommé pour les produire, c’est-à-dire la somme des valeurs ajoutées des unités résidentes.
| Production | PIB = somme des valeurs ajoutées + impôts sur les produits − subventions sur les produits |
| Dépense | PIB = consommation finale + investissement (FBCF) + variation des stocks + exportations − importations |
| Revenus | PIB = rémunération des salariés + excédent brut d’exploitation et revenu mixte + impôts sur la production et les importations − subventions |
M : importations ; CF : consommation finale ; ΔS : variation des stocks ; X : exportations. FBCF (formation brute de capital fixe) : achats de biens durables de production — machines, bâtiments, logiciels — y compris les logements neufs achetés par les ménages.
| En valeur | aux prix de l’année (« nominal », « en euros courants ») |
| En volume | hors effet des prix (« réel ») : c’est la croissance |
| Déflateur | indice des prix du PIB = valeur / volume |
| Par habitant | PIB / population : indicateur de niveau de vie moyen |
| PPA | parité de pouvoir d’achat : convertit les monnaies en tenant compte des niveaux de prix, pour comparer des pays |
| RNB | revenu national brut = PIB + revenus reçus du reste du monde − revenus qui lui sont versés |
Autres mesures : indice de développement humain (PNUD : santé, éducation, revenu) ; rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi (2009) sur la mesure du bien-être et de la soutenabilité.
| Solow (1956) | le capital a des rendements décroissants : à long terme, seul le progrès technique, supposé venu de l’extérieur, fait croître le niveau de vie ; les pays semblables convergent. |
| Croissance endogène | Romer (1986), Lucas : idées, recherche et capital humain se diffusent sans s’épuiser ; la croissance dépend donc aussi des politiques d’éducation et d’innovation. |
| Schumpeter | destruction créatrice (1942) : les innovations remplacent entreprises et emplois anciens. Prix Nobel 2025 : Mokyr, Aghion et Howitt, pour la croissance tirée par l’innovation. |
| Institutions | droits de propriété, État de droit, institutions « inclusives » ou « extractives » (Acemoglu et Robinson, Why Nations Fail, 2012 ; prix Nobel 2024). |
Contribution d’une composante = son poids dans le PIB × sa croissance. Consommation = 55 % du PIB, en hausse de 1 % ⇒ contribution de 0,55 point. La somme des contributions donne la croissance du PIB.
Taux d’épargne des ménages épargne / revenu disponible brut : 17,2 % au 2ᵉ trimestre 2026 |
Taux de marge des sociétés non financières excédent brut d’exploitation / valeur ajoutée : 31,5 % au 2ᵉ trimestre 2026 |
Pouvoir d’achat par unité de consommation −0,6 % au 2ᵉ trimestre 2026, sur un trimestre |
Source : INSEE, comptes nationaux trimestriels du 28/08/2026.
Le PIB par habitant progresse par la productivité horaire, la durée du travail ou la part de la population en emploi. Productivité +1 %, heures par emploi −0,5 %, taux d’emploi inchangé ⇒ PIB par habitant ≈ +0,5 %.
Réponses. 1 1,04 / 1,025 − 1 ≈ +1,5 % en volume. 2 1,5 UC ⇒ 24 000 € par an. 3 0,23 × 4 = 0,92 point.
| Taux de chômage | chômeurs / actifs × 100 — et non / population totale |
| Taux d’activité | actifs / population de la tranche d’âge |
| Taux d’emploi | personnes en emploi / population de la tranche d’âge |
| Halo du chômage | inactifs qui souhaitent travailler sans remplir tous les critères du BIT |
| Demandeurs d’emploi | inscrits à France Travail (catégories A, B, C…) : source administrative, distincte du chômage BIT |
| Frictionnel | le temps de chercher et de changer d’emploi ; inévitable, en partie utile |
| Structurel | qualifications ou lieux qui ne correspondent pas aux postes, règles du marché du travail ; persiste même en haut de cycle |
| Conjoncturel | la demande de biens manque, les entreprises embauchent moins (analyse keynésienne) |
| Classique | le coût du travail dépasse ce que rapporte le salarié (analyse néoclassique) |
| Chômage d’équilibre | taux compatible avec une inflation stable (NAIRU) ; estimé, non observé, et ses estimations varient débat |
Autres pistes : salaire d’efficience (payer plus pour motiver et retenir), coûts d’appariement entre offres et demandes d’emploi, clivage entre salariés en place et exclus.
| Passives | indemniser le chômage, garantir un revenu |
| Actives | former, accompagner la recherche, aider l’embauche, emplois aidés |
| Coût du travail | allègements de cotisations, surtout sur les bas salaires |
| Règles | protection de l’emploi, contrats, durée du travail |
« Flexicurité » (modèle danois) : licencier est facile, mais l’indemnisation est généreuse et l’accompagnement intensif. L’efficacité comparée de ces outils fait l’objet d’évaluations aux résultats variables débat.
| IPC | indice des prix à la consommation (INSEE) : prix d’un panier de biens et services, pondérés par les dépenses des ménages |
| IPCH | indice harmonisé européen : celui que vise la BCE |
| Sous-jacente | hors prix volatils (énergie, produits frais) et tarifs publics : la tendance de fond ; définition variable selon l’institut |
| Glissement annuel | ce mois-ci par rapport au même mois un an plus tôt ; ≠ moyenne annuelle |
Inflation ressentie : le panier moyen n’est celui de personne ; les achats fréquents marquent davantage ; l’achat d’un logement, qui est un investissement, n’entre pas dans l’IPC (les loyers, si).
| Causes avancées | |
| Par la demande | la demande globale dépasse les capacités de production (surchauffe) |
| Par les coûts | énergie, matières premières, salaires plus chers que ne le compense la productivité ; inflation importée par le change |
| Monétaire | la monnaie croît plus vite que la production ; pour Friedman, l’inflation est toujours d’origine monétaire débat |
| Anticipations | si chacun attend des hausses, prix et salaires s’ajustent d’avance : boucle prix-salaires |
| Marges | hausse des marges des entreprises : rôle discuté dans la poussée de 2021-2023 débat |
| Effets | |
| Redistribution | inflation non anticipée : gagnent les emprunteurs à taux fixe ; perdent prêteurs, épargnants et revenus non indexés |
| Coûts | incertitude, prix moins lisibles, étiquettes à changer, illusion monétaire |
| Déflation | achats reportés, poids réel des dettes accru : « déflation par la dette » (Irving Fisher, après 1929) |
Okun (1962) : relation observée entre chômage et production. Dans sa version usuelle, un point de chômage en plus va de pair avec une production inférieure d’environ 2 % à son potentiel. Le coefficient varie selon les pays et les périodes, et sa stabilité est contestée. Retenir : une croissance inférieure à la croissance potentielle fait monter le chômage.
Réponses. 1 45 / (855 + 45) = 5 % — les inactifs ne comptent pas. 2 l’emprunteur : taux réel 1,03 / 1,05 − 1 ≈ −1,9 %. 3 non : désinflation = hausse qui ralentit ; une baisse générale et durable est une déflation.
| M1 | billets et pièces en circulation + dépôts à vue |
| M2 | M1 + dépôts à terme jusqu’à 2 ans + dépôts remboursables avec préavis jusqu’à 3 mois (livrets) |
| M3 | M2 + pensions, parts de fonds monétaires, titres de créance jusqu’à 2 ans émis par les banques |
| Actif de la banque | Passif de la banque |
|---|---|
| Crédit à M. X : +10 000 € | Dépôt de M. X : +10 000 € |
Limites : demande de crédit par des emprunteurs solvables ; risque et rentabilité ; besoin de monnaie centrale (billets retirés, règlements entre banques, réserves obligatoires) ; règles prudentielles (fonds propres, liquidité).
Deux lectures : la monnaie est exogène, pilotée par la banque centrale qui fixe sa quantité (vision du multiplicateur de crédit, monétaristes), ou endogène, créée à la demande de crédit, la banque centrale pilotant son prix, le taux d’intérêt (post-keynésiens ; c’est ainsi que les banques centrales décrivent aujourd’hui leur action) débat.
Taux de la facilité de dépôt, 2014-2026 : négatif de juin 2014 à juillet 2022, 4,00 % de septembre 2023 à juin 2024, 2,00 % en juin 2025, relevé à 2,25 % le 17 juin 2026 puis à 2,50 % le 16 septembre 2026.
Facilité de dépôt : 2,50 % rémunère au jour le jour les dépôts des banques à la BCE ; c’est ce taux qui guide aujourd’hui ceux du marché monétaire |
Refinancement principal : 2,65 % prêts à une semaine aux banques, contre garanties |
Prêt marginal : 2,90 % prêts au jour le jour ; plafond du « corridor » |
Niveaux en vigueur depuis le 16/09/2026 (site de la BCE, consulté le 30/09/2026).
Raisons couramment avancées par les banques centrales ; le bon niveau de la cible reste discuté débat.
Achats massifs de titres (assouplissement quantitatif, répandu après la crise de 2008), prêts à long terme aux banques, annonces sur la conduite future ; resserrement quantitatif : réduction du bilan.
Taylor (1993) décrit ce que fait une banque centrale : taux neutre r*, inflation π, cible π*, écart de production y. Avec r* = 0,5 %, π = 3 %, π* = 2 %, écart −1 % : i = 0,5 + 3 + 0,5 − 0,5 = 3,5 %. Aucune banque centrale ne l’applique mécaniquement ; r* ne s’observe pas.
Monnaie M, vitesse de circulation V, prix P, production réelle Y. Si V est stable, monnaie +6 % et production +2 % ⇒ inflation ≈ 4 % (3,9 % exactement). La stabilité de V est contestée : elle a beaucoup varié débat.
Réponses. 1 1,04 / 1,015 − 1 ≈ 2,5 %. 2 +5 000 € : un dépôt à vue est créé. 3 l’euro tend à s’apprécier ; les importations coûtent moins cher, l’inflation importée recule.
| APU | administrations publiques : État, administrations locales, sécurité sociale |
| Solde public | recettes − dépenses des APU ; négatif : déficit (besoin de financement) |
| Solde primaire | solde hors intérêts de la dette |
| Solde structurel | solde corrigé des effets du cycle et des mesures ponctuelles ; estimé, souvent révisé |
| Dette publique | au sens de Maastricht : dette brute consolidée des APU, en % du PIB ; un stock, quand le déficit est un flux |
| Prélèvements obligatoires | impôts + cotisations sociales : 43,6 % du PIB en France en 2025 (INSEE) |
Allocation (fournir ce que le marché produit mal) · redistribution (corriger la répartition) · stabilisation (amortir les cycles).
Progressif : le taux moyen monte avec le revenu (impôt sur le revenu) · proportionnel : taux constant (CSG sur les salaires) · dégressif en proportion du revenu : la TVA pèse plus sur les ménages modestes, qui consomment une plus grande part de leur revenu.
d : dette / PIB ; r : taux d’intérêt moyen payé sur la dette ; g : croissance du PIB en valeur ; s : solde primaire en % du PIB. Si r > g, la dette grossit d’elle-même (« effet boule de neige ») tant que l’État ne dégage pas d’excédent primaire.
Courbe de Laffer : à taux nul, la recette est nulle ; à 100 %, plus personne n’a intérêt à déclarer ou à produire. Entre les deux, la recette passe par un maximum. Que la courbe existe n’est guère contesté ; où se situe ce maximum, et si un impôt donné l’a dépassé, l’est beaucoup débat.
| Travail par unité | Drap | Vin |
|---|---|---|
| Angleterre | 100 | 120 |
| Portugal | 90 | 80 |
Exemple de Ricardo (1817). Le Portugal est plus productif pour les deux biens (avantage absolu, Smith, 1776), mais son avance est la plus forte pour le vin : une unité de vin lui coûte 80 / 90 ≈ 0,89 unité de drap, contre 120 / 100 = 1,2 en Angleterre. Chacun se spécialise là où son coût d’opportunité est le plus bas : avec les mêmes 390 unités de travail, on obtient 2,2 draps (Angleterre) et 2,125 vins (Portugal) au lieu de 2 et 2.
| Dotations (Heckscher, Ohlin) | un pays exporte les biens qui utilisent intensément ses facteurs abondants ; l’ouverture profite au facteur abondant et pèse sur le facteur rare (théorème de Stolper-Samuelson) : il y a des perdants dans chaque pays. |
| Nouvelle théorie | économies d’échelle et goût pour la variété expliquent le commerce entre pays semblables, de produits voisins (Krugman, prix Nobel 2008). |
| Gravité | le commerce entre deux pays croît avec leur taille et décroît avec la distance. |
| Taux d’ouverture | (exportations + importations) / 2, rapporté au PIB |
| Taux de couverture | exportations / importations × 100 |
| Termes de l’échange | prix des exportations / prix des importations × 100 ; au-dessus de 100, les exportations paient plus d’importations |
| Compte courant | biens (balance commerciale), services, revenus primaires, revenus secondaires (transferts) |
| Compte financier | investissements directs, de portefeuille, autres, avoirs de réserve |
Un déficit courant se finance par des entrées de capitaux. Identité : solde courant = épargne nationale − investissement.
On ne peut avoir à la fois que deux des trois sommets ; le côté qui les relie indique le choix fait. Mundell, prix Nobel 1999, est aussi l’auteur de la théorie des zones monétaires optimales (années 1960) : mobilité du travail, souplesse des prix, transferts budgétaires.
Réponses. 1 (r − g) / (1 + g) × d ≈ un excédent de 1 % du PIB (0,98). 2 1 / (1 − 0,75) = 4. 3 ses prix en dollars baissent : il gagne en compétitivité-prix ; ce qu’il achète en dollars coûte plus cher.
Mercantilisme — XVIᵉ-XVIIIᵉ siècle Montchrestien, Colbert. La richesse, ce sont les métaux précieux : excédent commercial, manufactures, protection. |
Physiocrates — XVIIIᵉ siècle Quesnay (Tableau économique, 1758), Turgot. Seule la terre crée un « produit net » ; premier circuit ; liberté du commerce. |
Classiques — 1776-1870 Smith (Richesse des nations, 1776), Malthus (1798), Say (1803), Ricardo (1817), Mill (1848). Division du travail, « main invisible », valeur-travail, avantage comparatif, loi des débouchés. |
Marx Le Capital (livre I, 1867). La plus-value, travail non payé, fonde le profit ; accumulation, concentration, crises ; lutte des classes. |
Marginalistes, néoclassiques — années 1870 Jevons, Menger, Walras, Marshall (Principes, 1890), Pareto. Valeur fondée sur l’utilité marginale ; équilibre général ; optimum de Pareto ; agent rationnel. |
Keynes et keynésiens — 1936 Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie (1936). La demande effective fixe production et emploi ; chômage involontaire durable ; préférence pour la liquidité ; l’État soutient la demande. Synthèse avec les néoclassiques (Hicks, Samuelson). |
École autrichienne Menger, Mises (L’Action humaine, 1949), Hayek (La Route de la servitude, 1944). Valeur subjective ; prix porteurs d’information ; critique de la planification ; cycles nés du crédit. |
Monétarisme Friedman (avec Schwartz, Histoire monétaire des États-Unis, 1963). Primauté de la monnaie ; règle monétaire plutôt que réglage fin ; chômage naturel. |
Nouvelle économie classique — années 1970 Lucas, Sargent, Barro, Kydland et Prescott. Anticipations rationnelles, fondements microéconomiques, cycles réels, crédibilité des règles. |
Nouveaux keynésiens — années 1980 Mankiw, Akerlof, Stiglitz, Blanchard. Rigidités de prix et de salaires expliquées ; la politique économique peut stabiliser ; base des modèles des banques centrales. |
Post-keynésiens Kalecki, Joan Robinson, Minsky. Incertitude radicale, monnaie endogène, instabilité financière, répartition des revenus. |
Institutionnalistes Veblen (1899), Commons ; puis Coase (1937), North, Williamson. Règles, coûts de transaction et droits de propriété façonnent l’économie. |
Économie comportementale Simon (rationalité limitée), Kahneman et Tversky (théorie des perspectives, 1979), Thaler et Sunstein (Nudge, 2008). Biais, aversion aux pertes ; « coups de pouce » aux décisions, dont la légitimité est débattue. |
Présentation descriptive : aucune école n’est tenue ici pour vraie, et bien des économistes empruntent à plusieurs.
En récession : relancer ou assainir ? Relance : le multiplicateur est élevé quand l’activité est faible ; laisser filer le chômage abîme la croissance future. Assainissement : une dette élevée coûte cher, réduit les marges de manœuvre et peut inquiéter les prêteurs. |
Règle ou discrétion ? Règle : crédible, prévisible, à l’abri des tentations électorales. Discrétion : chaque crise est différente et demande une réponse adaptée. |
Marché ou intervention ? Marché : les prix coordonnent des millions de décisions, l’intervention crée ses propres défaillances. Intervention : externalités, biens publics, inégalités et instabilité financière appellent des règles et des politiques. |
Une tradition de pensée morale sur la vie économique, non une école économique : elle juge les fins et les moyens à l’aune de la dignité de la personne. Principes : dignité humaine, bien commun, destination universelle des biens, subsidiarité, solidarité, priorité du travail sur le capital.
| 1891 | Rerum novarum (Léon XIII) : la condition ouvrière |
| 1931 | Quadragesimo anno (Pie XI) : subsidiarité, après la crise de 1929 |
| 1991 | Centesimus annus (Jean-Paul II) : après la chute des régimes communistes |
| 2004 | Compendium de la doctrine sociale de l’Église |
| 2009 | Caritas in veritate (Benoît XVI) : développement, crise financière |
| 2015 | Laudato si’ (François) : écologie intégrale |
Encycliques : enseignement du magistère pontifical.
| 1929 | krach de Wall Street (24 et 29 octobre), puis Grande Dépression |
| 1944 | accords de Bretton Woods : changes fixes, FMI |
| 1947 | GATT, signé à Genève le 30 octobre |
| 1971 | 15 août : fin de la convertibilité du dollar en or |
| 1973, 1979 | chocs pétroliers : stagflation |
| 1992 | traité de Maastricht |
| 1995 | Organisation mondiale du commerce |
| 1999, 2002 | euro scriptural, puis billets et pièces |
| 2008 | faillite de Lehman Brothers (15 septembre) : crise financière mondiale |
| 2010 | début de la crise des dettes souveraines dans la zone euro |
| 2020 | récession de la pandémie de Covid-19 |
| 2022-2023 | poussée d’inflation ; la BCE relève son taux de dépôt de −0,5 % à 4 % |
| France (INSEE) | |
| PIB 2025 | +0,8 % en volume ; 2 991,1 Md€ |
| PIB, 2ᵉ trim. 2026 | 0,0 % sur un trimestre |
| Chômage BIT | 8,3 % au 2ᵉ trimestre 2026 |
| Inflation (IPC) | +3,0 % sur un an en sept. 2026 (provisoire) |
| Déficit public | 5,1 % du PIB en 2025 |
| Dette publique | 115,7 % du PIB fin 2025 ; 119,0 % fin juin 2026 |
| Zone euro (BCE, Eurostat) | |
| Taux de dépôt | 2,50 % depuis le 16 septembre 2026 |
| Inflation (IPCH) | 3,2 % sur un an en août 2026 |
| Chômage | 6,4 % en juillet 2026 |
| PIB, 2ᵉ trim. 2026 | +0,6 % sur un trimestre |
Chiffres vite périmés et révisés : les reprendre à la source, avec leur date.
| INSEE | insee.fr : comptes nationaux, prix, emploi, revenus |
| Banque de France | webstat.banque-france.fr : monnaie, crédit, taux |
| Eurostat, BCE | données harmonisées de l’Union ; data.ecb.europa.eu |
| OCDE, FMI, FRED | comparaisons internationales ; fred.stlouisfed.org |
| 1991 | Coase : coûts de transaction, droits de propriété |
| 1999 | Mundell : politiques et régimes de change, zones monétaires optimales |
| 2002 | Kahneman : la psychologie dans l’analyse économique |
| 2004 | Kydland et Prescott : cycles, crédibilité des politiques |
| 2008 | Krugman : commerce international et géographie économique |
| 2009 | Ostrom, Williamson : gouvernance économique, biens communs |
| 2018 | Romer : innovation et croissance de long terme |
| 2021 | Card : économie du travail empirique |
| 2024 | Acemoglu, Johnson, Robinson : institutions et prospérité |
| 2025 | Mokyr, Aghion, Howitt : croissance tirée par l’innovation |
Nom officiel : prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel.